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 Le hasard fait bien les choses [Octo']

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MessageSujet: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Dim 15 Juil - 20:46

« Le hasard fait bien les choses »

« Allez Hope, rapporte la balle. ». Le chiot releva la tête en la tournant de côté pour faire signe à son maître qu'il avait compris, du moins, Alban le perçut ainsi. Le chiot pouvait tout aussi bien penser mais ''qu'est ce qu'il me veut avec sa balle celui-là'' ce qui était tout aussi probable. Enfin, on ne pouvait pas savoir, jusqu'au dernière nouvelles, les chiens ne parlaient pas. C'était un peu comme les bébés quoi. Bref, le maître en question arma le bras et lança la petite balle de baseball à quelques mètres pour que son tout nouvel animal de compagnie aille la chercher et la lui rapporte, ce que celui-ci fit sans hésiter. En attendant, Alban réajusta ses lunettes de soleil. Le beau temps était au rendez-vous, il faisait presque lourd, mais cela restait tout de même agréable. Le jeune homme était habillé en circonstance, son haut beige à manche courte dévoilait ses bras couverts de tatouages, et il avait même fait péter le bermuda en jean. En somme, un ensemble bien décontracté.

Voilà seulement quelques semaines qu'Alban avait fait l'acquisition de son petit husky. Il l'avait acheté peu de temps après le sacré mariage, en se rendant compte que personne ne l'attendait dans son appart' new-yorkais, et que lui aussi avait besoin d'affection. Il restait humain, malgré tout, avec ses forces et ses faiblesses. La solitude lui pesait comme jamais. Quoi de mieux qu'un chien pour combler le vide, un animal qui vous aimerait malgré votre passé ? C'était pour cette simple et bonne raison qu'ils s'était rendu dans une animalerie de son quartier, un beau matin de juillet, et avait craqué sur ce petit chiot qui le regardait avec des yeux affectueux. Et comment ne pas craquer face à cette bouille ? Impossible. À vrai dire, Alban n'y avait pas pensé mais ce petit chiot s'était trouvé être une excellent moyen de drague. Pas qu'il en est véritablement besoin ni même l'envie d'avoir de nouvelles conquêtes mais c'était tout de même un bonus non négligeable.

Bref, c'était principalement pour cette raison qu'il se trouvait à Central Park, lui permettant de prendre l'air en compagnie de son nouvel allié. Le chiot posa la balle dans l'herbe au pied de son maître, la langue pendante, trémoussant sa queue en attendant que l'action se reproduise à nouveau. Alban caressa la tête de celui-ci puis prit la balle. Avant même qu'il ne puisse la renvoyer, il vit son chien tourner la tête et commencé à courir et malgré les « Hope, reviens ici. Au pied ! » d'un Alban quelque peu surpris, il continuait sa folle course vers les allées où se mêlaient à la fois les coureurs mais aussi les vélos. Un accident était si vite arrivé, et si jamais le chiot en question quittait le parc pour se rendre sur la route, bonjour les dégâts. Alban entreprit donc de courir aussi vite qu'il le pouvait, balle à la main, à la suite du chiot en lui hurland de s'arrêter. Déjà, il attirait les regards, il avait pas l'air con. Mais, quelle idée d'acheter un chien aussi. Alban ne le regrettait pas, non, mais une petite voix dans sa tête lui murmurait que si même un chiot ne voulait pas de lui...

Il taisait cette idée d'un geste, c'était ridicule de penser ainsi. Hope avait du sentir l'odeur d'un hot dog ou de quelque chose de comestible et s'était rué pour en attraper un bout. Mais, celui-ci se trouvait au pied d'un tout autre morceau de viande ce qui stoppa net Alban dans sa course. Essouflé, les mains sur les hanches, il crut qu'il avait une hallucination. En effet, devant ses yeux, à quelques mètres seulement, c'était October qui caressait, jouait, parlait avec son chien. Il n'en crut pas ses yeux, si il s'était attendu à ça ! Elle le suivait ou quoi. Enfin, il était drôle de dire ça quand on savait qu'il l'avait espionné pendant un long moment avant d'oser lui parler à son lieu de travail, mais bon, c'était tout de même une drôle de coïncidence. Il fit les quelques mètres qui le séparaient de la jeune femme en adoptant une attitude décontracté ; il était aussi soulagé de voir qu'Hope ne ferait pas parti des chiens perdus, et plutôt satisfait à l'idée que son chiot le ressemblait beaucoup plus qu'il ne l'avait cru, du moins en ce qui concernait October. Il était certain qu'à première vue, le chiot semblait tout heureux en sa compagnie.

« Tu comptes voler mon chien ? », dit-il, arrivé à la hauteur de la jeune femme qui ne devait pas s'attendre à le voir, c'était certain. Il se rappelait encore de ses derniers mots lors du mariage ''tu devrai peut-être t'attendre à me croiser un peu plus souvent dorénavant !'' Apparement, cela commençait maintenant et ce n'était pas pour lui déplaire.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Dim 15 Juil - 22:44

Le hasard fait bien les choses.

Courir. Courir pour passer le temps, courir pour oublier, courir pour arrêter de penser, courir à en perdre haleine. Musique suffisamment forte sur les oreilles pour me couper suffisamment de toute ce qui pouvait m'entourer, je courrais depuis un long moment déjà, ne sentant pas la fatigue dans mes jambes, ni mes poumons brûler sous les grandes inspirations que je prenais. Je n'étais pas sportive avant. Enfin, je n'étais pas contre un ptit jogging de temps en temps, mais depuis que j'étais arrivée à New York, depuis que je m'étais reprise en main, le sport était ma nouvelle adrénaline. Certains fumaient pour se détendre, d'autres se droguaient pour tenir le coup, alors que l'alcool en aidaient certains à oublier. Et moi, dans tout ça, je courrais. Je courrais quand j'étais fatiguée, je courrais quand j'étais stressée, je courrais quand j'étais en colère, je courrais par plaisir. J'étais accro à la course.

Bifurquant à l'angle de Park Avenue et de la 65 ème, je continuais ma course vers Central Park, où habillée en short et en brassière, je passerais plus inaperçue au milieu de tous les joggeurs et autres sportifs. Arrivée dans Central Park, je ralentissais ma course, lentement au début, puis jusqu'à marcher simplement, reprenant mon souffle. Qu'on soit sportif ou non, il était toujours agréable de passer une après midi à Central Park, d'en investir les vastes pelouses, pour faire un pique nique entre amis ou en famille, alors que les plus petits s'amusaient dans l'herbe ou s'émerveillaient devant les écureuils qui se laissaient approcher sous réserve que vous ayez quelques noisettes à leur proposer.

En fin de compte, même si les raisons de mon déménagement soudain étaient assez obscures, je ne regrettais pas d'être venu habiter dans la Ville qui ne dort jamais. Tout ici me plaisait, des gens qu'on y croisait aux bâtiments, en passant par le mode de vie. C'était amusant de constater que dans le métro, on pouvait entendre parler près de cinq langues différentes dans le même wagon. Et les quartiers eux même étaient intéressants et vivants ! Passez par Chinatown un après midi, et vous comprendrez ce dont il était question. Cette ville était vivante, exaltante, et je savais qu'il y avait de fortes chances pour que j'y reste encore très très longtemps.

Ôtant mes écouteurs, je m'arrêtais pour acheter une bouteille d'eau fraîche par cette après midi chaude auprès d'un vendeur ambulant, puis je marchais dans les allées, alors que les battements de mon cœur s'apaisaient lentement, et que je reprenais mon souffle. Buvant une nouvelle gorgée d'eau, je souriais en voyant deux bambins à vélo faire la course en riant. Finalement, je me dirigeais vers une zone de jeu, prête à m'asseoir dans l'herbe pour me reposer un peu.

Mais à peine eus je mis un pied sur la pelouse, qu'une boule de poils haute comme trois pommes me fonça dessus, gambadant autour de mes jambes, la langue pendante. Souriant, je mettais un genou au sol, alors que la bête était toujours à côté de moi.

« -Mais c'est que t'es mignon toi dis donc ! » dis je en souriant, alors que le jeune husky me grimpais dessus en quête de câlins.

Amusée, je grattouillais le chiot sous le menton, alors qu'il jappait et me léchait le visage, me faisant tomber à la renverse. Finalement, je m'asseyais sur les fesses, les jambes repliées, le chiot se rapprochant encore, se couchant sur le dos, pattes en l'air. Jouant avec lui d'une main, je portais l'autre en visière, regardant autour de nous si quelqu'un hurlait à son chien de revenir, ou si un maître quelconque avait l'air inquiet que son chiot ai disparu. Si cette jolie boule de poils avait était à moins, pariez que je ne l'aurais pas quitté des yeux une seule seconde. Mon regard se posa à nouveau sur le chiot lorsqu'il commença à jouer avec ma bouteille d'eau.

« -Ah non mon beau, ça c'est à moi ! » dis je en la lui retirant, tout en le laissant me niaquer doucement.

Enfin niaquer. Disons un parfait mélange entre la morsure délicate et le coup de langue amical. Il était vraiment mignon ce chiot, s'en était presque dommage qu'il soit à quelqu'un d'autre. Enfin, pour l'instant, personne ne semblait bien presser de venir le récupérer, mais j'imaginais déjà la tête des garçons si je leur ramenais un chien à la maison. J'aurais droit à une de ces scènes, ça risquerait d'être mémorable en tout cas.

Je relevais vivement la tête lorsqu'une voix résonna proche de moi. Si je m'étais attendue à tout concernant le maître de ce chien, je n'avais pas imaginé qu'il aurait pu s'agir d'Alban. D'un Alban décontracté comme je l'avais rarement vu, d'un Alban aux bras tatoués, ce qui était aussi nouveau, mais d'un Alban quand même. Je ne savais même pas qu'il avait une quelconque sympathie pour les animaux. Mais bon, en voyant la tête du petit husky, il était dur de pas craquer. Souriant, je jouais avec les oreilles du chiot, tout en prenant la parole :

« -Faut voir...il a vraiment une bonne bouille. Et puis ça t'apprendrait à mieux le surveiller ! » dis je dans un sourire amusé, tout en restant assise par terre.

C'était vraiment étonnant de voir le jeune homme avec un chien. A vrai dire, j'étais étonnée de le voir être responsable d'un animal, lui que j'avais déjà du mal à imaginer savoir prendre soin de lui même. Comme quoi, il pouvait réserver de bonnes surprises.

« -Il a un nom ce joli chiot, ou je vais devoir me contenter de l'appeler « chien d'Alban ? » » repris, je tout en enlevant une nouvelle fois ma bouteille d'eau au chiot.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Lun 16 Juil - 6:35

« Le hasard fait bien les choses »

Alban avait un sourire narquois qui se dessinait à la commissure de ces lèvres. La tenue d'October l'amusait. Pas une de ces tenues dont il était habitué de la voir porter, mais une brassière et un short de sport. C'était anodin. Ainsi elle s'était mise à courir, chose qu'elle ne faisait auparavant, du moins pas à ses souvenirs, elle avait peut-être plus changé qu'il ne l'avait pensé à première vue. Qu'elle se mette au sport n'était pas une mauvaise chose, les femmes avaient tendance à s'empater avec l'âge, bien que ce ne soit pas encore le cas d'October. Par contre, son attitude lui rappelait bien qu'il parlait à la bonne personne. Elle était assise par terre, se foutant de se salir ou du quand dira-t-on, préoccupée seulement par le chiot. C'était une des choses qu'il appréciait chez elle outre le fait qu'elle provoquait chez lui des frémissement qu'il ne retrouvait pas chez les autres ou qu'il n'avait peut-être pas envie de retrouver. Il n'avait pas cherché non plus. À Los Angeles, il avait assouvi ses besoins masculins par des conquêtes d'un soir, demoiselles qui espéraient sans doute plus que ça mais il avait bien mis une barrière affective si bien qu'il s'était même demandé si il était encore capable d'aimer.

Arrivé à New York, il avait bien compris que oui. Finalement, il avait l'impression de redevenir chaque jour un peu plus humain, faisant preuve de compassion à une certaine dose néanmoins. Le fait qu'October l'obsédait y était pour beaucoup, c'était à la fois un bien et un mal. Parfois, il en venait même à penser que ce serait mieux qu'il arrive à passer à autre chose. Beaucoup arrivait à le faire. Elle l'avait fait. Pourquoi pas lui ? Indépendamment de sa volonté, il était encore relié à elle. Le fait d'avoir revu October avait fait resurgir une flopée de souvenirs qu'il croyait bien enfouis. Des sentiments aussi. Il avait eu d'un seul coup comme un trop plein d'amour qu'il pouvait maintenant donner à son chiot. Il avait payé une fortune pour écouter les conseils d'une psy qui lui conseillait de l'oublier et surtout de prendre des médocs pour canaliser sa violence. Il ne l'avait pas écouté et voilà le résultat. Un homme neuf, qui respirait à nouveau. Certes, il prenait toujours ses médicaments par prévention mais le fait ait qu'il n'avait pas eu de grosse crise de colère depuis son arrivée à New York, excepté de rares fois qu'il préférait ne pas évoquer. Il était presque certain que c'était dû au fait de revoir la jeune femme. Il aurait presque mis sa main à couper. Presque. Peut-être aussi que mentalement, il se faisait tellement à l'idée d'un nouveau départ que celle-ci s'était incrustée en lui. Un nouvel espoir, à l'image de son chiot.

« Hope », répondit-il à la question de la jeune femme. Pas besoin de préciser que cela était un signe de sa volonté d'un nouveau départ. Il lui en avait déjà fait part au mariage. Puis, plus il y pensait, plus il se disait que celui-ci se ferait avec ou sans elle, même si il ne pouvait nier qu'il préférait la première hypothèse. « On dirait qu'il t'a adoptée. », ajouta-t-il en riant en relevant ses lunettes de soleil sur le haut de sa tête. Comment faire autrement en même temps ? Il comprenait parfaitement son chien qui comme si il lisait dans ses pensées en profita pour grimper sur la jeune femme pour lui lécher le visage. Être jaloux de son chien, cela pouvait être possible ? C'était la question qu'Alban se posait en ce moment précis, bien que lécher le visage d'October n'était pas non plus la chose qu'il attendait le plus. Il s'approcha d'elle et se demanda un instant si il fallait qu'il s'asseoit ou non. Alban ne retint aucune des deux solutions, préférant un quiproquo entre les deux, il s'accroupit à côté de la jeune femme, ses yeux faisant la navette entre elle et son chiot.

« Mais, t'attaches pas trop à lui, je n'ai pas l'intention de te le donner. Même si tu insinues que je le surveillais mal. On diraut pas comme ça, mais c'est un rapide. ». Malgré ce qu'elle pouvait penser et même sur le ton de la blague, elle n'aurait pas pu le rattraper avant lui. S'apercevant qu'il avait toujours la balle de baseball dans la main, il la fit rouler sur le sol en direction d'October. Quand Hope la vit, il sauta immédiatement pour la rattraper avant de venir se reloger près de la jeune femme. Cela agaçait un peu Alban, il aurait pu revenir vers lui quand même. « Sois pas triste, je t'accorderai un droit de visite si tu veux le voir de temps à autres. ». Il était plutôt satisfait de sa réplique même si pour le moment, il avait plus l'impression de s'être fait piquer son chiot qu'autre chose. Mais, il avait quand même réussi à lui proposer de le revoir, de façon détourné, sous prétexte qu'elle veuille revoir le chien. Décidement, il était fort. Il reprenait sérieusement confiance en lui et sa fierté montait en flèche. Le Alban qu'il connaissait et appréciait refaisait surface, celui d'avant les coups, celui qui pensait que tout était possible à condition de le vouloir.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Lun 16 Juil - 18:18

Le hasard fait bien les choses.

Le chiot me léchait toujours les doigts, et me donnait des coups de tête dès que j'arrêtais de le caresser. Exigeant en plus ce petit bout de husky. En entendant le nom du chien, je relevais la tête vers Alban, un sourire fin étirant le coin de mes lèvres. Hope. Espoir. Les paroles prononcées par le jeune homme au mariage me revinrent en mémoire, et le lien entre ce qu'était venu chercher Alban ici à New York et le nom de la bête me sauta aux yeux. L'espoir d'une deuxième chance, celui d'être pardonné, d'avancer. Tant de choses se cachaient derrière ces quatre petites lettres. Hope.

« -C'est un joli prénom. Il lui va bien je trouve ! » répondis je, plus pour moi même que pour le jeune homme d'ailleurs, tout en reportant mon regard sur le chiot.

De l'espoir, je n'en avais plus du tout quand j'avais fui Los Angeles, parce qu'il s'agissait bien d'une fuite. Je n'espérais plus rien des gens en général, je n'attendais plus rien ni de l'amitié, ni même de l'amour, car quoi que l'on puisse me dire, ou qui j'étais susceptible de rencontrer par la suite, je savais que personne ne me correspondrait mieux que celui que je laissais derrière moi. Je ne me voyais plus tomber amoureuse, ni même m'engager dans une relation sérieuse, ou dans une relation tout court, et j'espérais que cela n'arrive plus jamais. Et puis, en réapprenant à être moi même, je m'étais mise à espérer à nouveau. Espérer que les choses seraient différentes la prochaine fois, espérer que tout cela n'arrive plus jamais, et j'avais même trouvé la force de me faire la promesse que plus personne ne lèverait plus jamais la main sur moi. En réapprenant à vivre plutôt qu'à survivre, j'avais eu droit à ma deuxième chance, en quelques sortes, la chance de pouvoir être heureuse à nouveau. Alors qui étais je pour refuser la sienne à Alban ?

Je souriais à la nouvelle remarque du jeune homme, avant de rire lorsque le chiot me grimpa dessus pour me lécher le bout du nez. Amusée je m'essuyais d'un revers de la main, tout en caressant la belle bête derrière les oreilles. Du coin de l’œil, je pus distinguer le jeune homme s'accroupir auprès de son animal et de moi, et je sentais son regard qui se posait tour à tour sur Hope et sur moi. Comme s'il ne savait où donner de la tête. Une nouvelle fois, je souriais face aux mots d'Alban tout en prenant la tête de Hope entre mes mains :

« -Hope, la flèche, trop rapide pour son maître. Il serait peut être temps qu'il se mette à la course lui aussi, pour pouvoir te rattraper plus facilement hein ? Qu'est ce que t'en dis ? » demandais je au chien, m'adressant à lui comme s'il aurait été capable de me répondre.

Bien sûr October. Je ne doutais pourtant pas du fait qu'Alban devait être rapide, et qu'il devait même faire du sport. Ou au moins un peu. On ne se dessinait pas une silhouette comme la sienne en restant assied toute la journée devant sa télé à manger des chips ou jouer à Call of. Je fronçais subitement les sourcils lorsque le chiot se releva pour s'avancer vers son maître. Déjà ? Et moi qui pensait que l'instant câlin pourrait durer plus longtemps. Mais Hope revient quasiment aussitôt, une balle de baseball portant de nombreuses traces de morsures dans la gueule, avant de se recoucher entre mes jambes.

Entendre le jeune homme m'accorder ce qu'il appelait un droit de visite pour pouvoir voir son chien me fit sourire. Il aurait pu tout aussi bien dire « si tu veux, on pourrait se revoir, et je ramènerais Hope, comme ça, ca fera un peu comme si t'étais là pour lui, au lieu d'être la pour moi ! » C'était presque...mignon...et indubitablement bien joué. J'avais toujours craqué sur les chiots, les chatons, toutes sortes de mièvreries qui faisaient fondre même les cœurs de pierre, et j'avais un peu honte de l'avouer. Mettez moi dans la même pièce qu'un jeune chat ou chien, et vous ne me reconnaîtriez plus.

« -Oh Alban vraiment, ta bonté te perdra ! Que de générosité ! Mais j'accepte ! Pour le bien du chiot bien sûr ! Il ne faudrait pas que je lui manque, ce serait cruel ! » répliquais je, un peu taquine, tout en souriant.

Regardant Alban accroupi en biais, je le poussais finalement doucement par l'épaule, lui faisant perdre l'équilibre, et il se retrouva bien assez tôt les fesses dans l'herbe lui aussi. J'avais envie de lui dire que je ne le mordrait pas si il prenait l'initiative de s'asseoir à côté de moi, mais je n'en fis rien, n'ayant pas à lui dicter sa façon d'agir. A la place, je buvais une nouvelle gorgée d'eau, tout en chipant la balle de l'animal. Le chiot se redressa aussitôt, alors que je lançais la balle d'une de mes mains à l'autre, juste devant sa truffe. Hope commençait sérieusement à s'impatienter, mais il n'en était que plus mignon.

« -C'est ça que tu veux ? C'est parti ! » dis je, tout en lança la balle, alors que le chiot partait tout de suite derrière, à la vitesse grand V.

Alban n'avait pas menti, c'était un rapide. Il eut tôt fait de rapporter la balle en gambadant, la queue battant l'air, me mordillant le bras parce que je tardais trop à la lui renvoyer. Il avait du caractère. Un peu comme son maître quoi. Étendant mes jambes en avant, je prenais finalement appui sur mes bras, tendus dans mon dos, puis me tournais vers le jeune homme, alors que Hope partait chercher la balle que je venais de lui renvoyer.

« -Alors t'as un chien toi ? Je t'avais toujours imaginé plus chat...ou poisson rouge ! »

« T'as l'air d'avoir changé », allais je rajouter. « Tu tapes encore les gens par plaisir, ou y'a du mieux de ce côté là », aussi pendant qu'on y était October. N'importe quoi. Si j'avais tendance à être assez rentre dedans, et à ne pas passer par quatre chemins, je n'arrivais pas à faire autrement qu'à ménager certaines personnes. Pourtant, la question me brûlait les lèvres. Mes yeux se posèrent sur ses tatouages, les détaillant un à un. J'ignorais qui les avaient fait, mais c'était du grand art, ils étaient vraiment beaux.

« -Tu as un chien, de nouveaux tatouages, tu te promènes dans Central Park en bermuda. Te voilà un homme changé apparemment... » dis je finalement d'une voix sérieuse, mon regard glissant du jeune homme à Hope, qui revenait déjà.

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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Lun 16 Juil - 23:52

« Le hasard fait bien les choses »

Alban leva les yeux au ciel quant à la remarque d'October qu'elle adressait à son chien. Il avait bien perçu la touche d'ironie dans ses propos et il était évident qu'il en faisait du sport. Il ne voulait pas se vanter mais il était plutôt bien foutu quand même. Et ces tatouages embellissait le résultat selon lui. Courir, cela lui arrivait de temps en temps, mais il allait peut-être s'y remettre sérieusement si on pouvait croiser d'aussi belles créatures qu'Octo, cela valait carrément le coup d'oeil. Il s'était un peu laissé aller depuis son arrivée dans la Grosse Pomme, préférant glander plutôt que de sculpter ses muscles, mais heureusement pour lui, il avait encore de la marge pour avoir le petit bide à la Homer Simpson. Puis, il était hors question que cela arrive un jour, il vouait un certain culte à son physique avantageux et depuis qu'il était en âge d'y aller, il avait l'habitude de se défouler dans des salles de sport pour fortifier un à un la totalité de ses muscles. Fallait bien qu'il compte sur ça, parce qu'il avait arrêté les études alors cela pouvait toujours lui servir financièrement parlant.

Il ne put s'empêcher de sourire face à sa réponse, le regard planté dans ses yeux malicieux. Décidément, elle était d'humeur moqueuse aujourd'hui. Il ne savait pas si c'était les effets de la course, du chien ou même de sa présence, mais cela lui allait parfaitement. C'était agréable de la voir le taquiner et un peu surprenant aussi. Leur relation s'était vraiment améliorée vitesse grand v, et il pouvait même se dire qu'à cet instant qu'ils ressemblaient vraiment à deux amis de longue date. Un peu moqueur, il voulut lui répondre quand elle poussa légèrement son épaule ce qui le fit basculer fesses les premières dans l'herbe. Super, il aurait du s'asseoir directement au lieu de s'accroupir comme un idiot. Il laissa echapper un « Hé ! » indigné bien que la situation le fit rire plutôt qu'autre chose, heureux d'avoir cette petite complicité avec elle. Il en profita alors pour s'asseoir à côté d'elle, rappelant ainsi une scène précédente bien que le cadre soit largement plus sympathique. Les toilettes du Tribeca Star Hotel était bien sympa, mais rien ne valait l'air frais et l'espace du Central Park.

Les oreilles en alerte, son chiot attendait avec impatience qu'elle se décide enfin à lui lancer la balle. Telle une flèche, comme elle l'avait surnommé auparavant, il partait tout fou à sa poursuite montrant ainsi à October que son maître n'avait pas exagéré sur sa rapidité. Il était aussi vite revenu près de la jeune femme, lâchant la balle à côté de sa main, la mordillant légèrement pour qu'elle reproduise la même action. Alban était resté silencieux durant ce court laps de temps, profitant de l'occasion pour apprécier ce moment à sa juste valeur. Il suivit du regard son chien qui filait comme une fusée, voulant attraper la balle d'un coup de gueule alors que celle-ci rebondissait un peu plus loin. Il se tourna vers la jeune femme, l'oeil interrogateur. Il ne savait pas trop comment prendre cette remarque. Certes, jamais il n'avait pensé un jour avoir un chien, pensant que c'était trop cucul pour lui quand il voyait tout ces gens totalement gaga de leur animal, mais finalement, il se révélait être comme eux. Il était prêt à parier qu'Hope était le plus beau chien du monde, et sérieusement, il l'était quoi. Il restait assez perplexe. Il pouvait comprendre qu'elle puisse l'associer au chat, après tout, il avait toujours été un peu sauvage et indépendant. Mais poisson rouge ? Il ne comprenait pas. Se connaissant, le dit poisson rouge aurait vite fait de crever par oubli de sa part de le nourrir. Alors que là, il ne pouvait pas oublier, et Hope le lui rappelait assez vite quand il avait faim.

Toujours silencieux, il s'aperçut qu'elle détaillait ses bras tatoués dont le gauche l'était presque entièrement. Il avait oublié qu'elle ne les avait jamais vu, étant donné qu'il se les était fait après son départ. Il avait déjà quelques tatouages lorsqu'ils étaient encore ensemble, mais beaucoup moins qu'aujourd'hui. Ils avaient été dessiné par un grand tatoueur de LA, et lui avait couté une petite fortune et ils les valaient largement. Ils représentaient pour lui, un certain apaisement, une quiétude à atteindre sur des bras qui avaient donné tant de coups. Il avait également tatoué une larme sur l'intérieur de ses deux index et plusieurs autres tatouages étaient cachés par son haut. Tous témoignaient plus ou moins le départ d'October, du moins cela avait été le déclencheur de cette folie artistique. N'ayant toujours pas répondu à sa question, elle ajouta d'une voix sérieuse quelques mots qui sonnaient à ces oreilles comme une constation.

« Qu'est ce que tu veux, tout le monde change. », dit-il finalement en haussant les épaules alors que son chiot revenait vers eux, balle en gueule, queue virevoltant dans l'air avant de poser la balle près de la jeune femme de nouveau. Il ne semblait toujours pas fatigué, prêt à faire encore une dizaine d'aller-retour au moins. Alban, un peu dérouté par le sérieux de la conversation ajouta en rigolant : « C'est peut-être ce qu'on appelle la maturité. Ça se trouve, bientôt je ferai parti de ces gens bien rangés avec un travail, une grosse voiture, une famille. J'ai déjà le chien qui complète le tableau. ». En parlant de ce dernier, il était de nouveau de retour avec la baballe. Impatient, il aboya même un coup pour avoir toute l'attention de son public. Ce chiot était vraiment à l'image de son maître, surtout en ce qui concernait les défauts. « Tu devrais lui renvoyer la balle. Je crois pas que la patience soit son fort... D'ailleurs, puisque tu sembles si bien t'en occuper, je vais faire une sieste. ». Pour allier les mots à ces paroles, il remit ses lunettes de soleil sur son nez puis s'allongea dans l'herbe, plaçant son bras droit sous sa tête pour un meilleur confort.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Mar 17 Juil - 8:31

Le hasard fait bien les choses.

Il faisait beau, suffisamment pour que tout un tas de familles et d'amis soient de sortie, et même si nous étions en plein soleil, cela n'en était pas pour autant désagréable. J'avais plus ou moins réussi mon coup, puisqu'Alban était désormais assied dans l'herbe juste à côté de moi. C'était de sa faute après tout si j'avais du le pousser, s'il n'avait pas fait le timide dès le départ, je n'aurais pas eu à agir de la sorte. Enfin, malgré un hé de protestation plus ou moins convainquant, se retrouver dans l'herbe n'avait pas l'air de vraiment le gêner.

D'un point de vue tout à fait extérieur, nous devions donner l'illusion de deux amis qui s'étaient retrouvés au hasard d'un parc, et qui semblaient prendre plaisir à se revoir et à se montrer complices après un moment sans nouvelles. Personne ne pourrait soupçonner à nous voir que nous traînions un passé amoureux assez lourd, que nous ne reparlions que depuis quelques jours seulement, ou encore que notre première rencontre depuis son arrivée à New York avait été si mouvementée.

Je jetais un œil vers lui en biais lorsqu'il répondit pragmatiquement que tout le monde changeait. Évidemment que tout le monde changeait. Heureusement même, ça s'appelait grandir, tout simplement. J'avais changé, j'avais grandi ici à New York, et même s'il restait des traces de l'ancienne October qu'il avait connu à Los Angeles, je n'étais plus tout à fait la même personne que celle dont il était tombé amoureux. Mais ce n'était pas là que je voulais en venir. Il avait esquivé la question, et suffisamment bien pour qu'on évite à nouveau le sujet. J'en prenais bonne note.

Hope était déjà de retour, gambadant impatiemment en attendant qu'on lui relance la balle. Je récupérais donc celle ci, qui se trouvait à mes pieds dans l'herbe, et la renvoyait de toutes mes forces, le plus loin possible. La balle avait à peine quitté ma main que le jeune chiot courrait déjà à toute allure derrière. Je le regardais courir, la langue au vent, lorsqu'Alban reprit la parole, me faisant hausser un sourcil. Alban parlant de travail, et de famille. Il allait quand même pas continuer en me disant qu'il croyait au Père Noël, aux lapins de Pâques ou à la petite souris tant qu'on y était ? J'aurais eu un sérieux doute sur la santé mentale du jeune homme.

"-Toi tu veux une famille? Depuis quand tu veux des enfants? Je croyais que tu considérais les bébés comme des trucs roses qui passaient leur temps à manger, dormir et brailler, et qui étaient inutiles avant leur 5 ans?" demandais je, sans chercher à m'étonner, quelques unes des paroles prononcées par le jeune homme des années plus tôt me revenant en mémoire.

Tournant la tête, je regardais quelques instants le jeune homme sans prendre la parole, un léger sourire flottant sur mes lèvres. Imaginer Alban en père de famille, quittant tous les matins la maison où il vivrait avec sa femme et leurs enfants, dans un costume impeccable, pour monter dans sa Mercedes, rejoignant l'imposant building dans lequel il devait travailler, puis lorsqu'il serait à peine de retour, ses bambins lui sauterait dans les bras, et il irait promener le chien avec eux, était juste... quelque chose qui ne m'était jamais venu à l'esprit. Pourtant j'arrivais à tout visualiser avec une précision incroyable, de la taille de la maison, à la décoration du jardin, de la classe de la Mercedes à celle du costume du jeune homme, du bureau bordélique à l'image d'Alban au sourire qui étirerait ses lèvres et illuminerait son beau visage quand il crierait qu'il était rentré, et que sa petite famille lui sauterait dessus.

J'ignorais si c'était la vie qu'Alban souhaitait avoir, j'ignorais même s'il souhaitait une famille, mais l'entendre évoquer un avenir qui paraissait rose et stable me fit sourire. La seule chose qui m'échappa dans ce joli tableau était la tête de la femme du jeune homme, et de leurs enfants. Je l'imaginait belle, tout comme lui, mais pas le genre de fille qui a besoin de trois tonnes de fond de teint ou de trois heures dans la salle de bain pour ressembler à quelque chose. Non, plutôt le genre de beauté naturelle, qui ne crisait pas à l'idée de sortir sans la moindre trace de poudre sur le visage, et qui se trouvait coiffée quand un simple élastique retenait ses cheveux. Le genre de beauté à pouvoir être belle même dans un vieux jogging et dans un tee shirt troué après avoir passé une nuit blanche, ou avoir été malade. Il faudrait qu'elle ai du caractère aussi. Je ne pouvais pas m'imaginer Alban avec une petite intello coincée plongée dans ses bouquins, ou une geek hystérique à ses heures perdues. Ni une pimbêche commère d'ailleurs. Une fille qui saurait lui faire avoir ce beau sourire un peu trop rare, une fille avec qui il pourrait être lui même. Une fille qui l'aimerait comme il le méritait.

Clairement, je divaguais. Ce fut l'aboiement de Hope qui me tira de mes pensées, et fronçant le nez, je rapprochais ma tête de celle du chiot, qui en profita pour me lécher un coup, tandis qu'Alban reprenait la parole, appuyant ses propos de gestes. Hope, impatient ? Était ce un nouveau message caché made in Alban que je me devais de décoder pour trouver la réponse à l'énigme que semblait représenter le jeune homme ? Du genre, mon chien est un peu comme moi, à toi de voir où je veux en venir ? A voir l'attitude du chien qui trépignait la queue battant à tout rompre, c'était dur à dire. Je haussais un sourcil en voyant Alban se coucher dans l'herbe, sans prendre tout de suite la parole, alors que mon regard faisait l'aller retour entre le jeune homme et son chien. Un sourire en coin, je me penchais au dessus du visage d'Alban, et lui piquais ses lunettes entre deux doigts, d'un geste vif, puis les mettais sur mon nez, avant de prendre la balle de Hope, et de la lancer sur le jeune homme :

« -Alors là tu rêves ! Puisque tu veux pas me donner ton chien, tu peux courir pour que je sois sa baby sitter ! T'es là pour ça non ? » dis je d'une voix qui se voulait énervée, mais qui était loin, très loin d'être convaincante.

Classes les lunettes, il avait du les payer une petite fortune ! A la place de surveiller le chien pendant que monsieur ferait sa sieste, je me mettais en tailleur, me tournant vers le jeune homme, alors que le chien lui avait sauté dessus pour récupérer sa balle, qui avait roulé de l'autre côté d'Alban. Le chiot était littéralement sur lui, et semblait hésiter profondément entre récupérer la balle de suite, ou léchouiller son maître, qui était toujours allongé sur le sol. Ils étaient mignons tous les deux comme ça, et je me fis la remarque que le chiot lui allait plutôt bien.

Je n'aimais pas faire la conversation de force, et les longs silences prolongés ne m'avaient jamais dérangés. Il valait mieux apprécier l'instant présent ou le paysage sans prononcer le moindre mot, que d'avoir une discussion stérile sans aucun but, et qui ne mènerait à rien. Enfin, tel était mon avis. Pourtant, même si la situation se prêtait à un silence, le jeune homme étant allongé dans l'herbe, Hope juste à côté de lui, le soleil nous réchauffant doucement, j'avais tout un tas de questions qui me brûlaient les lèvres, qui voulaient briser ce silence apaisant, comme si inconsciemment, malgré moi, je cherchais à rattraper le temps perdu.

« -Alors...New York était elle à la hauteur de tes espérances ? Tu te plais ici ? » demandais je sur le ton de la conversation, ce qui, si on y repensait pouvait paraître un peu stupide, ou surprenant.

Tant pis, maintenant la question était posée. Alban pouvait soit y répondre, soit me dire que ça ne me regardais pas, prendre son joli chiot, et continuer sa ballade dans le parc.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Mer 18 Juil - 2:04

« Le hasard fait bien les choses »

Il avait dit ça sans vraiment y penser mais maintenant qu'elle lui répétait d'une autre manière ce que ce serait d'avoir une famille. Il n'en était plus très sûr. Déjà qu'il blaguait. Il avait vraiment du mal de s'imaginer en train de bosser, mais alors en plus avec des gosses, c'était vraiment le summum de l'impossibilité. Comme elle le disait très bien, les gosses suivaient un cycle infernal, ils mangeaient, dormaient, chiaient, gueulaient puis ainsi de suite ; jusqu'à ce qu'ils soient en âge de parler, là ça devenait nettement plus intéressant. Encore que les gosses étaient terriblement méchants et égoistes, Alban se voyait mal renoncer à son propre égoïsme pour avoir des enfants pourris gâtés, un peu comme il l'avait été. Parce qu'avoir des gosses signifiait forcément des sacrifices. De l'argent, quoique ce n'était pas vraiment un problème. Il voyait déjà sa mère trop heureuse d'avoir des petis-enfants, car elle pensait à raison qu'elle n'en aurait jamais, les gâtes plus que nécessaires. Il fallait avoir du temps, et ça c'était plus problématique. Du temps, il en avait, mais par forcément pour changer des couches quoi. À cette remarque, on pourrait encore lui dire que les nounous existaient mais à quoi bon faire des gosses si c'était pour ne pas s'en occuper.

« Je disais pas ça sérieusement. Les gosses pour moi, ça reste toujours des... ». Il s'interrompit un instant pour chercher un mot qui ne serait pas trop péjoratif. « chieurs. », dit-il finalement, n'ayant pas trouvé d'autres mots plus significatif de sa pensée. « Pourquoi tu souris. Tu te moques, c'est ça ? Tu m'imagines pas avec des gosses, hein ? Moi non plus à vrai dire. », ajouta-t-il avec un sourire moqueur.

Ce fut October qui interrompit ses pensées en lui volant ses lunettes. Il était hors question pour elle qu'il s'endorme en la laissant s'occuper de son chien. Elle semblait énervée mais Alban perçut très bien que ce n'était qu'une façade de circonstances. Il souria lorsqu'elle lui lança la balle, qui rebondit sur son ventre pour tomber de l'autre côté. Un peu moins souriant déjà lorsque son chiot sauta sur lui sans ménagement, avec ses petites griffes plantées sur son haut. Mais, il le reprit très vite lorsqu'il vit Hope tourner la tête un coup vers la balle, un coup vers son maître, ne sachant qu'elle perspective était la plus alléchange. Alban en profita pour caresser son pelage et lui tapoter la tête ce qui décida le chiot pour de bon. Il sauta sur l'occasion pour faire pleins de petites léchettes sur le visage du jeune homme qui éclata de rire et le repoussa un peu. Finalement, peut-être fatigué de ses courses folles, descendit du ventre de son maître pour venir se coucher contre lui, la tête sur son bras. Alban ferma les yeux, il en oubliait presque la présence d'October qui se faisait silencieuse. Plus pour longtemps.

Il fut plutôt surpris de ses questions, ce qui le poussa à se relever, du moins à s'asseoir face à la jeune femme. Hope leva la tête pour voir ce qu'il se passait puis se leva pour prendre la balle entre ses dents et jouer avec, entre les deux jeunes gens comme si il voulait faire en sorte qu'on ne l'oublie pas. Alban lui jeta un coup d'oeil et essaya de lui chiper la balle sans succès avant de tourner son regard vers October. « Elles te vont bien, mes lunettes. ». Il s'agissait là plus d'une excuse pour gagner du temps car il ne savait pas du tout comment il devait interpréter cette question et surtout de quelles façons y répondre. Les questions anodines qui font la conversation étaient parfois les plus difficiles à répondre car les plus génantes. Les plus fausses aussi. C'était comme demander à quelqu'un si il allait bien, à moins de vouloir se faire plaindre, la personne en question allait forcément répondre de manière posive même si ce n'était pas le cas. Alban n'avait pas envie de mentir. Pas avec elle, du moins.

« Disons que je m'y adapte. J'ai pas encore fait le tour de la ville à proprement dit. Genre, je suis toujours pas monté en haut de l'Empire State Building. Pourtant, on arrête pas de me dire que c'est quelque chose à voir. Mais, j'ai vu la Statue de la Liberté, ça compense, non ? », dit-il sur le simple ton de la conversation, ne cherchant pas de réponse à sa pseudo-question. Il passa une main dans ses cheveux, et s'apercevant que son geste était un classique du genre de mec qui connait son potentiel de charme, il se stoppa et finit par caresser la tête de son chien qui était en train de déchiqueter la balle de baseball.

« Et toi ? Tu as trouvé ce que tu cherchais ici ? Étude, job, amour et amitiés, c'est plus que tu ne l'espérais. ». C'était une constation de sa part qu'il avait fait sur un ton amical. En aucun cas, il ne voulait de nouveau se battre verbalement avec elle, comme il l'avait fait lors de leur première rencontre à son travail. Il aurait bien voulu ajouter qu'il ne l'espionnait plus depuis cette conversation animée mais cela risquait d'être ridicule genre ''en fait, t'inquiètes, j'ai arrêté de tout faire pour connaître le moindre de tes faits et gestes.''. Plus flippant, tu crèves.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Mer 18 Juil - 5:34

Le hasard fait bien les choses.

Un sourire vague aux lèvres, je regardais silencieusement la scène qui se jouait entre Alban et son chiot, qui lui grimpait dessus sans douceur pour pouvoir attraper la balle que je venais de lui envoyer. Alors que son maître le caressait, le jeune chien en profita pour lui lécher plusieurs fois le visage, ce qui fit rire Alban. Tient, ce rire, ça faisait un sacré bout de temps que je ne l'avais pas entendu. Du moins pas avec cette force. Finalement, ce n'était pas si mal qu'il ai acheté un petit chiot, ça lui redonnait une certaine joie de vivre. Ou du moins ça y ressemblait. Lorsque le chiot vint se blottir contre le corps de son maître, je détournais le regard, fixant l'horizon.

Assise en tailleur, les lunettes du jeune homme sur le nez, je regardais de loin un groupe d'adolescentes mortes de rire, en me disant que cette période de ma vie qui rimait avec insouciance me manquait un peu. Ne pas se préoccuper de l'avenir, ni de ce que sa vie deviendrait, mais juste de ce qu'on portera le lendemain, ou de ce que le beau quarterback de l'équipe de football américain pensait de vous était quelque chose d'enviable au fond. Bon, je n'avais jamais été vraiment branchée football américain, mais à cette époque, j'étais comme toutes les gamines de 15 ans, j'attendais mon prince charmant, et je croyais au grand amour dur comme fer. Et Alban était arrivé, plus âgé, sûr de lui, carrément séduisant. Et j'avais craqué. Entre toutes les filles qui auraient pu se presser à son bras, c'est moi qu'il avait choisi. Moi et pas une autre. Pourquoi, ça restait une bonne question. Il y avait plus jolie que moi, et plus intéressante aussi. Mais voilà, les choses avaient été telles qu'après quelques rendez vous, après notre premier baiser, nous nous étions officiellement mis en couple. Et si les choses s'étaient gâtées par la suite, je chérissais l'année merveilleuse qu'il m'avait fait vivre à ses côtés. Mais je me garderais bien de le lui dire.

Mon regard revient sur le jeune homme lorsque celui ci se redressa, s'installant face à moi, Hope jouant entre nous deux. Je souriais en l'entendant me dire que ses lunettes m'allaient bien, et joueuse, je les fis glisser de l'index le long de l'arrête de mon nez, pour pouvoir planter mon regard vert dans ses beaux yeux azurs :

« -Ah ouai ? Je vais peut être oublier de te les rendre alors. A défaut d'avoir réussi à te voler ton chien, j'aurais tes lunettes au moins ! » dis je d'une voix amusée, tout en remontant lesdites lunettes sur mon nez.

J'ignorais si c'était ma question qui le mettait mal à l'aise, ou qui le gênait, mais Alban prit son temps pour y répondre. J'allais lui répondre que finalement je posais des questions indiscrètes, et que cela faisait longtemps que j'avais perdu le droit de lui demander ce genre de choses, et que par conséquent il n'était pas obligé de répondre, mais il ne m'en laissa pas le temps, puisqu'il répondit malgré tout. Un léger sourire vint étirer le coin de mes lèvres quand il se passa la main dans les cheveux, tic qu'il avait plus ou moins toujours eu. Les habitudes avaient la vie dure disait on. Toujours sur le ton de la conversation, peut être parce que ca paraissait plus simple, et que c'était plus facile, je répondais à mon tour :

« -Pour l'Empire State Building, je te conseille d'y aller au coucher du soleil. C'est vraiment beau. C'est moins connu, mais tu peux aussi voir la vue de New York à Top of the Rock, en haut du Rockfeller Center. C'est l'un de mes endroits préférés ici en ville. Quand LA me manque, je grimpe y faire un tour, j'attends qu'il fasse nuit...et je profite simplement de la vue, en silence. Ça apaise...enfin...je trouve. Je t'y emmènerais un jour si tu veux...enfin si ça te dit quoi...c'est pas une...une obligation je veux dire... » achevais je d'une voix un peu plus faible, jusqu'à devenir un murmure, tout en regardant le chien entre nous.

Je profitais que Hope se tourne vers moi, balle en gueule pour la lui prendre. Mais le chiot résistant continua de la tenir, si bien que je secouais un peu celle ci pour le faire lâcher prise. Une fois la balle en main, je la lançais en l'air, alors que la bête sautait pour l'attraper, puis finissait par japper et s'asseoir en battant la queue. Effectivement, Hope ne rimait pas vraiment avec patience. Mais au moins, le temps de m'occuper du chien, je ne pouvais pas voir les réactions de Alban. Non pas qu'elles m'effrayaient, ou je ne sais pas trop quoi d'autre, mais juste parce que je n'étais pas certaine de la façon dont il allait réagir. Je lui avais dit assez explicitement au mariage que nous allions nous revoir plus ou moins rapidement, et je le pensais sincèrement. Même si je me surprenais moi même d'arriver avec une facilité aussi déconcertante du stade de l'ex petite amie battue à ce que j'étais devenue aujourd'hui. Et puis qu'est ce que j'étais devenue exactement ? Une copine, une amie, une connaissance ? Le terme exacte était difficile à trouver. Et forcément, cela faussait les éventuels rapports que nous pourrions avoir.

Je relevais la tête en l'entendant parler de la vie que je menais ici, et ne cachait pas le petit rictus qui étira mes lèvres alors que je laissais échapper un léger rire jaune.

« -Ah oui, tu trouves ? » dis je simplement, tout en plongeant mes yeux dans les siens.

Il fallait dire que ma vie ici n'était pas des plus déplaisantes. Ma tante m'avait accueilli dans sa maison comme si j'avais été sa fille, et m'avait élevé comme telle. Je n'avais manqué de rien, et même si c'était déjà le cas à LA, j'avais reçu en plus toute l'affection dont mon père et ma mère m'avaient privé pendant toutes ces années, trop occupés par leurs affaires. Pour dire, ils ne s'étaient aperçus de rien en ce qui concernait mon histoire avec Alban. Pour compenser leur absence et se donner l'apparence d'être des parents responsables et aimants, je recevais un joli chèque tous les mois signé Mr Daniels, et qui allait directement sur un compte en banque de réserve, que je ne touchais jamais. A la place, j'avais trouvé un petit job de serveuse dans un bar local, et avec le temps, j'y avais pris mes marques, et j'endossais même avec un certain plaisir le tablier de rigueur dans l'établissement. Je préférais travailler pour payer le loyer de la maison, ou m'acheter des vêtements et autres bouquins, plutôt que de taper gentiment dans l'argent envoyé par papa maman pour leur donner bonne conscience. Beaucoup n'arrivaient pas à comprendre cette façon de penser, et on me disait souvent que j'étais bête de travailler alors que je pouvais avoir ce que je voulais en paressant dans mon lit. Moi je trouvais ma façon de faire plutôt justifiée, et puis qui étaient les autres pour se permettre de juger ma façon de faire ?

J'avais fini le lycée ici, à New York, avant de m'inscrire dans une fac de psychologie, dans laquelle j'avais choisi de me spécialiser dans l'étude des comportements. Ces études, et même cette spécialisation, je les devais au fait que j'avais toujours intéressée par le fait d'aider les gens, mais aussi à Alban, mais il n'en savait sûrement rien. Et puis, ça me plaisait vraiment, et je savais que c'était ce que je voulais faire. Les profs me disaient plutôt douée, alors ça m'encourageait encore plus dans ce que je faisais, et je m'investissais à fond, enchaînant parfois les nuits blanches à la veille d'un examen, ou en cas de dossier à rendre. Pas très malin, mais il fallait toujours que tout soit impeccable. Je m'étais fait des amis aussi, entre le lycée et la fac, et même le bar, et même si je n'étais pas branchée boîte de nuit, nous nous voyions en dehors des cours pour rigoler un peu, nous détendre, et oublier les amphis le temps de quelques heures. J'avais rencontré Diaspro aussi ici, dans l'avion pour être exacte, et rien qu'elle et l'amitié que l'on partageait, les fous rires qu'elle me faisait avoir valait la peine que je sois venue ici.

Après, pour ce qui était de l'amour, c'était une autre histoire. Eric avait été mon premier copain après Alban. Il était doux et me faisait me sentir en sécurité, mais nous avions cependant vite rompu, parce qu'il était en train de s'attacher à moi, et que je n'arrivais pas à l'accepter. Et puis il y avait eu Daemon. Ou il y avait Daemon, c'était encore assez flou pour moi. De confidences en confidences, celui qui m'avait été présenté par Yoann était devenu mon copain après quelques baisers nocturnes. Et les choses allaient parfaitement biens entre nous. Du moins jusqu'au retour d'Alban. Daemon, dont la peur la plus forte était de me voir partir avec un autre, avait dès lors eu l'extrême conviction que je finirais dans les bras de celui qui avait été mon bourreau. Et depuis, notre couple, ou ce qu'il en restait, battait de l'aile.

Mais je ne me voyais pas expliquer tout cela à Alban. Et puis, en quoi est ce que ça l'intéresserait d'ailleurs ? A la place de m'étaler sur ma vie new yorkaise, j'arborais un petit sourire, triste malgré moi, et répondais tout de même :

« -Ma vie ici est plutôt chouette. J'ai des amis, mes études me plaisent, et même si c'est pas le job de l'année, être serveuse c'est pas si mal ! Mais j'aimais bien ma vie à LA aussi ! » concluais je faussement enjouée, tout en évitant scrupuleusement de parler de ma vie sentimentale devant le jeune homme.

[HJ: désolée pour la longueur =/]
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Mer 18 Juil - 21:06

« Le hasard fait bien les choses »

Serait-ce un rendez-vous qu'elle lui proposait là ? Alban était sceptique, mais cela n'empêchait pas son coeur de faire des bonds irréguliers dans sa poitrine. Il n'en croyait pas ses yeux, tellement surpris par sa proposition. Si il voulait qu'elle l'emmène en haut du Rockfeller Center ? Bien entendu que oui. Ce n'était pas du tout une obligation mais plutôt une faveur qu'elle lui faisait là. En plus, c'était son lieu préféré, elle le disait quand Los Angeles lui manquait. Et il y avait qui à LA avant ? Lui, héhé. Calme, calme, calme. Alban essaya de reprendre un rythme de respiration plus calme et moins sacadé. Pas la peine de faire une crise cardiaque pour quelque chose d'aussi ridicule. De complètemet fou plutôt. Imaginez, elle lui proposait d'aller si il le voulait – attention, elle lui laissait le choix en plus – de se rendre un soir en haut de son lieu favori. Si ça c'était pas de la bombe, il n'y avait plus rien qui ne pouvait l'être. Heureusement qu'il était déjà assis, sinon il serait tombé sur le cul. Le jeune homme se demanda si elle attendait une réponse de sa part, il cherchait à lire au fond de ses jolis yeux ce qu'elle entendait, mais October avait détourné le regard pour jouer avec son chien. Finalement, il préféra garder le silence plutôt que de laisser pitoyablement exploser sa joie. C'était ridicule de voir que lorsqu'on tenait à quelqu'un le moindre signe qui pouvait signifier que ce soit réciproque puisse se transformer comme un véritable trésor. À la place, il préféra la questionner sur sa vie, quoi de mieux que de faire passer l'attention vers un autre sujet que lui-même.

Sa réaction le désarçonna. Il avait l'impression qu'elle se forçait à rire, ou du moins que celui-ci n'était pas sincère. D'autant plus qu'un rictus déformait ses lèvres alors qu'elle planta ses yeux dans les siens en lui demandant si il le pensait vraiment. « C'est l'impression que j'en ai. », lui répondit-il en haussant les épaules. D'ailleurs, elle ne contredisait pas sa constatation bien qu'elle ne fit pas mention de son copain. Pourtant, elle n'avait pas besoin de le lui cacher, il le savait, mais il acquiesça mentalement qu'il n'était pas sans doute la meilleure personne à écouter combien elle se plaisait avec son nouveau copain. Elle évita le sujet pour ne pas le blesser, certainement. Mais pourquoi ce sourire triste alors ? Et pourquoi remettre Los Angeles au coeur du sujet ? Il préféra ranger ces questionnements dans un coin de sa tête. Elle ne voulait pas lui en parler, il n'allait pas chercher à en savoir plus. Peut-être qu'un jour, il redeviendra une personne de confiance pour elle, à qui elle pouvait confier ses bonheurs comme ses malheurs sans peur ni doute. Ce jour là n'était pas encore arrivé et sincèrement, Alban doutait même qu'il arrive un jour. Comment faire confiance à quelqu'un qui vous avait blessé physiquement et moralement dans le passé ? C'était une bonne question.

« Arrêtes, tu peux pas comparer LA à ici. », laissa-t-il echapper malgré lui, le regard dans le vide. Il repassa mentalement toutes les fois où il ne lui avait pas fait confiance, toutes ses fois où par peur de la perdre, il avait levé la main sur elle. Toutes ces fois, où il était parti en claquant la porte, la laissant seule parce qu'il ne supportait pas de la voir pleurer par sa faute. Toutes ces fois où il lui avait juré que c'était la dernière fois et où elle l'avait cru. Jusqu'au jour où elle n'eut plus foi en lui et qu'elle partie après le coup de trop. Il n'avait même pas essayé de la retenir parce qu'il savait qu'en la laissant partir, il lui permettait ou plutôt elle pouvait alors se reconstruire.

Il secoua la tête pour chasser ces images et la fixa d'un oeil sérieux : « Non, sérieusement, on peut pas dire que t'avais une belle vie ces dernières années. Enfin, c'est pas vraiment le genre de sujet qu'on devrait remettre sur le plat... mais regarde-toi, t'es bien mieux ici. J'ai l'impression de te revoir comme tu étais avant, belle, souriante, pleine de vie. Heureuse quoi. Sans personne pour te gâcher la vie. », lacha-t-il sans se contrôler. Sa voix trahissait la colère qu'il ressentait face à ces gestes. Il s'était un peu laissé emporté dans les paroles, laissant les mots sortir tels qu'ils venaient au lieu de bien les penser avant. « Tu mérites d'avoir une belle vie. », conclua-t-il le plus sérieusement du monde bien que dans ses yeux, on pouvait lire une certaine tristesse.

Sans lui laisser le temps de répondre, il se leva. Il avait soif certes, mais il s'agissait plus d'une excuse pour éviter de voir et surtout entendre les réactions d'October. « Je reviens, je vais m'acheter une bouteille d'eau. Tu peux garder Hope ? ». Alban marcha tranquillement dans l'herbe en se demandant comment la conversation avait pu déraper du petit moment drôle et agréable à celui de génant. Son chien avait du le suivre du regard, prêt à bondir en se demandant si il fallait le suivre ou non, mais October avait du le garder près d'elle car il ne le vit pas courir à côté de lui. Si elle était partie, c'était bien pour une raison. Une sacré bonne raison même. Les erreurs permettaient d'avancer et en y repensant, cela lui permettait aussi de voir que cette belle vie là, il ne pouvait pas le lui offrir. Regardez-le. Que ferait-elle avec un mec comme lui ? Il n'avait aucune perspective d'avenir. Il ne faisait pas d'études, ne bossait pas, n'en avait même aucune envie, ne voulait pas s'emmerder à avoir des gosses, etc. Elle méritait mieux.

C'est penseur qu'il arriva près du chariot et acheta deux bouteilles d'eau, l'une pour lui, et l'autre pour son chien, de peur qu'il se déshydrate. Il aurait du prendre une gamelle, tant pis, il le ferait boire à la bouteille comme on nourrissait les bébés. Sans un mot, il s'avança vers October et Hope, et se rassit à la place qu'il avait quitté quelques dizaines de minutes auparavant. Il évitait volontairement le regard d'October, heureusement pour lui, Hope vint lui lécher les mains, Alba en profita pour lui faire boire un peu d'eau. Il ne put s'empêcher de rire en voyant le chiot essaye de croquer la bouteille tout en avalant l'eau bien qu'il en foutait partout à côté. Une fois le chiot désaltéré, Alban prit sa bouteille pour boire quelques gorgées avant de la refermer puis la posa à côté de lui. Jugeant qu'il était temps d'arrêter d'ignorer la jeune femme, Alban releva la tête en direction d'October, avec une certaine appréhension face au regard qu'elle allait lui réserver et tenta de briser la glace :

« Je me suis emporté tout à l'heure, j'aurai pas dû. Changeons de sujet... Tu comptes faire quoi après tes études ? Des études de quoi d'ailleurs ? ». Alban avait essayé de rattraper le ton de la conversation qu'ils avaient eu auparavant, mais sa voix trahissait une légère hésitation. La première question banale qui lui était venu en tête, fallait bien qu'il trouve quelque chose. En plus, il s'était aperçu que malgré tout ce qu'il avait appris d'elle grâce aux autres, il n'avait jamais pensé à demander l'orientation scolaire de la jeune femme et espérait que ce sujet allait lui faire oublier la conversation précédente, du moins la mettre de côté. Mais connaissant le caractère d'October, il n'y mettrait pas sa main au feu.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Jeu 19 Juil - 6:33

Le hasard fait bien les choses.

Je savais qu'Alban m'avait espionné quand il était arrivé à New York, il me l'avait lui même avoué lors de notre première rencontre. J'ignorais cependant les détails exacts de l'histoire, ni même comment il s'était débrouillé pour connaître mes amis, le lieu où je vivais, celui ou je travaillais, pour savoir que je faisais des études, ou même encore avec qui je sortais. Mais il s'était débrouillé suffisamment bien pour tout savoir, ou presque. Et pendant ce temps là, je ne l'avais pas croisé une seule fois, alors que lui était peut être à quelques pas, à quelques blocs de là, en train de m'observer vivre ma nouvelle vie, secrètement. En y pensant, ça avait un petit côté flippant. Ou alors il avait voulu prendre la température avant de me revoir. J'avais même pensé que peut être il avait attendu pour juger de la vie que je menais ici, et décider en conséquence si il souhaitait y intervenir ou pas. A vrai dire, ça restait un grand mystère.

Pourtant, même s'il avait vu la « October publique » lors de ces moments là, celle que j'étais face aux gens, un sourire étirant toujours mes traits, d'une bonne humeur à toute épreuve, il n'avait jamais été face à celle que j'étais quand je fermais la porte de ma chambre, en rentrant de cours, ou quand je me glissais sous ma couette. Celle qui doutait, qui avait peur, celle qui ignorait de quoi serait fait demain, et qui en était effrayée. A vrai dire, peu de personnes avaient vu cette October la. Si bien que le fait qu'il pense que ma vie ici était idyllique me laissait comme un goût amer en bouche. Pourtant, je n'en fis aucun commentaire. J'aurais pu lui lancer une remarque acerbe disant que les informations qu'il avait glané quand il m'avait espionné étaient peut être sans fondement, mais je gardais plutôt le silence, tout en fixant mes mains.

Je relevais cependant la tête vers lui quand il reprit la parole, mon visage ne trahissant aucune expression particulière. Pourtant, je savais déjà où la conversation allait nous mener, et sur quels sentiers glissants nous étions en train de nous engager. J'ignorais à quoi il pensait exactement, mais je pouvais en deviner la teneur sans trop de difficultés. Il remuait des souvenirs douloureux, aussi bien pour moi que pour lui, et dont ni lui ni moi n'avions envie de parler. Et les paroles suivantes qu'il eut ne firent que confirmer cette hypothèse.

Je serrais la mâchoire quand il prit la parole, disant à voix haute ce qui avait du le faire cogiter quelques instants plus tôt, et chaque mot respirait d'une colère dont j'ignorais l'origine exacte. Était il énervé que notre calvaire à tous les deux reviennent sur le tapis, ou bien était ce autre chose ? Je pouvais encore entendre ses paroles réconfortantes, lorsqu'il disait que cette fois là serait la dernière, le son de sa voix brisée, les mots qu'il utilisait, et la ferveur avec laquelle il les prononçait. La force de ses paroles était telle qu'à chaque fois je le croyais. Pour mieux retomber plus tard. Peut être était il tout simplement énervé de la façon dont notre histoire s'était terminée. Et le sérieux avec lequel Alban s'exprimait, son regard planté dans le mien, dissipa toute envie de discuter sur la raison exacte de son énervement. Lorsqu'il ajouta que je méritais d'avoir une belle vie, ce fut la goutte de trop, et je sentais à mon tour une colère assez inouïe monter en moi.

J'ouvrais la bouche pour protester, pas spécialement dans l'intention de me montrer particulièrement aimable, mais Alban me coupa l'herbe sous le pied en se levant. Alors quoi c'était tout ? Il allait juste partir et laisser les choses comme ça, en plan, sur le point d'exploser ? C'était sûr que pour envisager une future relation, toute amicale soit elle, c'était ce qu'il y avait de mieux. Je me radoucis cependant légèrement quand il annonça qu'il allait chercher à boire, et il partit en me laissant son chiot, avant même d'obtenir la moindre réponse de ma part.

Je détestais qu'on mette un sujet sur le tapis, et qu'une fois la discussion lancée et que l'un des deux participants avait donné son point de vue, qu'il parte simplement sans permettre à l'autre de s'exprimer. Je haïssais le fait d'être incapable de m'exprimer de la sorte, et qu'on ne me laisse pas l'opportunité de dire ce que je pensais ou de défendre mes idées avait tendance à me hérisser le poil. Ce fut Hope qui, en posant la patte sur ma cuisse me fit sortir de mes pensées. Balle dans la gueule, il me regardait avec un petit regard attendrissant visant dans son univers de chien, j'en étais sûre, à attendrir la personne avec qui il espérait jouer. A la place, je prenais le chien dans mes bras, alors que celui ci lâchait sa balle pour lécher mes joues, oh combien plus intéressantes. Je souriais malgré moi face à ce bout de chien craquant, et déposais un baiser entre ces deux oreilles, souriant dans son pelage en le gratouillant sous le menton.

Tandis que Hope se montrait coopérant pour un câlin improvisé, je repensais aux paroles d'Alban. Il me revoyait, ici à New York comme la fille que j'étais avant que tout ne parte en vrilles. Ses mots résonnaient encore dans mon esprit. Belle, souriante, pleine de vie. Celle que j'étais avant, celle pour qui il avait craqué, celle qu'il avait aimé. Et je sentais mon cœur battre plus fort rien que d'y penser. Le chiot gesticulant entre mes bras, je relâchais doucement mon étreinte, tout en murmurant à l'intention de la bête, qui n'en avait sûrement rien à faire :

« -Ton maître est un vrai crétin quand il s'y met... » dis je à voix basse, alors que le chien quittait finalement mes bras, pour avancer vers Alban, qui était de retour.

Lorsque le jeune homme prit place, dans un silence religieux, j'en profitais pour regarder l'horizon, ne me donnant pas la peine de chercher à capter le regard d'un Alban qui semblait éviter volontairement le mien. Parfait, s'il croyait que c'était en m'ignorant que les choses allaient se régler ou même avancer un tant soit peu, il se mettait le doigt dans l’œil, jusqu'au coude. Puisqu'il ne voulait pas parler, je ne parlerais pas non plus, et on resterait là comme ça, silencieux, comme deux idiots trop fiers assis côte à côte. J'aurais très bien pu être à l'autre bout du parc, ou de Manhattan, la situation aurait été identique, j'aurais été quasi transparente.

Je me montrais insensible au rire du jeune homme, bien qu'il fallait avouer que Hope était vraiment craquant quand il essayait de manger la bouteille en plastique. Son maître ne le nourrissait pas assez ou quoi ? Du coin de l’œil, je vis Alban boire à son tour, et je fixais mes pieds dès qu'il se tourna vers moi. Non pas que je ne voulais pas, à défaut d'arranger la situation, la rendre moins tendue, mais je n'étais pas disposée à lui faciliter les choses.

Sa question eu le don de me faire lever les yeux au ciel. Dieu, qu'il en fallait de la patience avec cet homme. Je tournais donc la tête vers lui, sans chercher à cacher ni l'expression d'incrédulité ni même celle d'agacement qui perçait sur mes traits :

« -Vraiment, et c'est tout ? On passe le sujet, on fait comme si il ne s'était rien passé, et on revient à moi ? Je suis désolée de te l'apprendre, mais ça va pas être aussi facile pour toi. Tu peux pas juste...lancer la conversation, et partir acheter de l'eau quand t'as pas envie d'entendre ma réponse ! » commençais je, tout en retirant ses lunettes de mes yeux d'un geste peut être un peu trop vif.

Ma voix tressautait, trahissant un certain énervement, ou à défaut, une certaine agitation. La mâchoire serrée, je soufflais un bon coup, pour me détendre, et reprenais la parole, un peu plus calme :

« -Ca...m'insupporte littéralement que tu réduises notre histoire à ce qu'il s'est passé quand...les choses ont commencé à nous échapper. Que tu le veuilles ou non, on a passé ensemble une année géniale...on était bien, on était heureux, on...on avait tout pour nous, et que tu refuses de t'en souvenir, ou que tu préfères juste oublier, c'est ton problème, mais ne compte pas sur moi pour te suivre, ni même t'encourager ! Alors oui, ma vie à LA était peut être pathétique et...et pitoyable, mais seulement les mois qui ont précédé mon départ, le reste...avant...c'était...c'était juste parfait, ok ? » dis je d'une traite, ne me rendant même pas compte que je m'agitais de plus en plus au fur et à mesure que je parlais.

J'avais soif, et j'étais clairement en train de m'énerver. Et même si Alban aurait voulu rajouter quelque chose, je ne lui laissais pas le choix, reprenant la parole aussitôt :

« -Alors oui, t'as raison sur le fait que j'ai pas toujours été heureuse, et qu'on a eu des moments difficiles, mais on a pas eu que ça, et j'ai pas envie de me rappeler que des coups, des cris, et des pleurs. Et quoi que tu en penses, toi aussi tu mérites d'avoir une belle vie ! » concluais je, toujours énervée, sans même reprendre mon souffle, avant de poursuivre, malgré moi : « Et je veux devenir psy, spécialisée en études des comportements ! » terminais je de façon agressive et un brin maladroite, tout en le regardant droit dans les yeux.

Bon. Certes, j'aurais pu trouver une façon plus élégante et délicate de conclure ma tirade, mais quand je m'énervais, j'en perdais mes capacités de modération, et ma spontanéité prenait bien trop souvent le dessus, parlant à ma place. Pourtant, je pensais tout ce que j'avais dit, mot pour mot. J'avais un peu perdu mon calme, mais au fond, je ne m'en prenais pas vraiment à lui, je lui expliquait juste ma façon de penser. Je sentais mon cœur battre plus vite dans ma poitrine, j'avais le bout des doigts engourdis, et certainement les joues un peu rosées, mais je ne regrettais pas d'avoir haussé un peu le ton, surtout si c'était le seul moyen pour qu'il m'écoute. Si je ressentais le besoin de grimper en haut du Rockfeller Center de temps en temps pour me rappeler LA, c'était bien parce que ma vie n'y avait pas été si miséreuse que cela. Et ça, il fallait bien qu'il finisse par se le mettre dans le crâne, une bonne fois pour toute.

Fermant les lunettes du jeune homme, je les posais à côté de moi, où il ne pouvait pas les attraper, et rivais une nouvelle fois mon regard, peut être un peu plus dur que ce que j'aurais voulu dans ses yeux, en attente d'une quelconque réaction. Et je promettais que si jamais il faisait la sourde oreille et enchaînais sur le sujet de mes études sans faire la moindre remarque à ce que j'avais dit, je me relèverais sur le champ et reprendrais ma course, tout en lui chipant son chien, et ses lunettes, si c'était mon seul moyen pour être sûre de le revoir et terminer cette conversation.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Ven 20 Juil - 2:01

« Le hasard fait bien les choses »

Attention danger. Il était évident qu'October n'allait pas le laisser s'en tirer ainsi, Alban n'avait pas été assez bête pour le croire même si il espérait tout de même qu'elle tire un trait sur cette histoire et qu'il reprenne une conversation moins... animée. Elle était énervée et il y avait de quoi, mais ne pouvait-elle pas faire abstraction pour une fois ? Il ne demandait pas grand chose. Il s'était laissé emporté, comme souvent d'ailleurs, mais n'avait pas la moindre envie qu'ils s'énervent tout deux pour retomber à une situation pire que la précédente fois. C'était l'issue la plus probable, ils avaient un sacré caractère, elle ne baisserait pas les bras, lui non plus. Deux têtes de mules. Alban voulait l'interrompre alors qu'elle enlevait ces lunettes sans vraiment y prendre soin, mais son regard l'en dissuada et il haussa les épaules. Au pire, il en racheterait, c'était pas vraiment ça qui allait le ruiner. Ouais, ça allait pas être aussi facile que d'aller chercher de l'eau et revenir en pensant qu'elle aurait une mémoire de poisson rouge, c'était sans compter le caractère d'October.

Alban se taisait, pas surpris de l'énervement de la jeune femme qui s'était interrompue le temps de reprendre sa respiration. Oui, inspire, expire, c'était la clef pour survivre. Cela eut au moins l'effet de la calmer un peu, du moins sa voix, pas vraiment ses propos. Il la détaillait le temps qu'elle finisse son monologue. Le rouge lui était monté aux joues, signe de sa colère et de son emportement. Elle s'agitait dans l'herbe si bien que même le chiot se demandait ce qui se passait et si il devrait intervenir pour la calmer en posant sa tête sur son genou. Finalement, il resta immobile surveillant la scène pendant qu'October se laissait guider par son énervement. Dans ses yeux brillaient rage et vérité, mais quelque chose d'autre aussi, de l'attachement peut-être, Alban n'en savait que dire. Il écoutait d'une oreille ce qu'elle disait mais tiqua sur certains mots qui retinrent son attention : année géniale... pathétique et pitoyable... parfait ?! Elle était vraiment bizarre d'associer tous ses mots. Il était vrai qu'Alban ne regrettait en rire tous ces moments passés avec elle depuis le jour où il avait eu une révélation en croisant son regard lors d'une soirée. Mais il s'interdisait de repenser à cela. Il ne voulait pas oublier, non, peut-être refusait-il de s'en souvenir à la limite, mais jamais il ne regretterait ses moments là. Il regrettait juste que les moments suivants aient fait leur apparition.

Il pensa à tord qu'elle avait terminé son monologue, et s'apprêta à ouvrir la bouche mais elle le coupa dans son élan, tant par son regard que par ses propos. Quand October avait quelque chose à dire, il valait mieux la laisser finir plutôt que de l'interrompre. Alban l'avait bien compris avec le temps. Son caractère le faisait sourire mentalement, sourire qu'il ne pouvait afficher physiquement au risque de l'énerver davantage. Elle n'aurait pas compris et cela n'aurait pas été adéquat alors qu'elle remettait au clair les coups, cris et pleurs. Tu m'étonnes que c'était des moments difficiles. D'une certaine manière, elle avait été courageuse de le supporter pendant tout ce temps, encore plus maintenant alors qu'elle avait tout faire pour le fuir. Alban fronça les sourcils quand elle lui dit qu'il méritait aussi une belle vie. Ok, mériter c'était bien, l'avoir c'était autre chose. Elle était plus proche que lui à ce sujet, et il avait bien envie de le lui faire remarquer. L'ouragan October était encore bien présent, il s'en dissuada. D'autant plus que son regard était agressif, presque noir. Elle lui faisait même presque peur. Fini le temps où elle se laissait faire, il eut au moins le mérite de voir que si il levait la main une nouvelle fois sur elle – pas qu'il en avait envie mais une perte de contrôle était si vite arrivée –, elle se défendrait certainement. Du moins, c'était ce qu'elle en laissait paraître

Sa dernière phrase l'interpella. Psy, spécialisée en études des comportements. Fallait-il qu'il voit là un rapport avec lui, ou avait-il une facheuse tendance à tout ramener à sa personne ? C'était un point à éclaircir. Mais c'était quand même louche quoi. C'était peut-être l'un des rares résultats positifs à ses actions incontrôlable, outre le fait qu'elle s'était endurcie, elle avait trouvé une vocation. Wah, il était vrai qu'en comparaison, c'était carrément ouf quoi. Ou pas. Alban n'était pas certain qu'elle ait terminé et toussota un coup pour voir sa réaction. La voie était libre, elle avait posé ses lunettes près d'elle ce qui le fit presque se demander si elle allait les lui rendre un jour, mais il ne fit aucun commentaire à ce propos. Pas la peine d'envenimer la situation pour des conneries. Le regard sévère, elle attendait sa réaction qui ne se fit pas attendre.

« C'est bon, tu as fini ? », dit-il d'une voix calme. Bizarrement, il n'était pas énervé, c'était un bon point, mais il n'hésitait pas au plaisir de la titiller encore plus. Quel joueur. Quel débile plutôt. Surtout que ce genre de propos ne pouvait lui apporter rien d'autre que des ennuis. Bon, il n'était pas trop taquin, il aurait pu ajouter un ''je peux en placer une ?'' et là, ça aurait été beaucoup plus compliqué pour lui. Il avait beaucoup de choses à dire après un tel discours, mais il ne savait pas comment les articuler ni même si il était nécessaire de lui en faire part. Qu'est ce qu'il pouvait répondre aussi. Un ok et puis basta ? Non, sérieux, elle attendait quoi de lui ? Son sujet d'étude l'avait interpellé et il décida de commencer par ça. Peut-être pas le plus adéquat mais elle ferait avec... ou sans. « Ça consiste en quoi l'étude des comportements ? Je... C'est dû au mien ? ». Il se demandait si il était devenu un cas d'exemple, un cobaye dont elle avait résolu le mystère ou bien si elle était toujours en train d'essayer de le comprendre. Il aurait pu ajouter ''genre maintenant, tu peux prévoir le moment où je vais péter un cable et te foutre un coup ?'' mais ce serait vraiment malsain comme question. Alban la regardait d'un oeil sérieux et interrogateur, mais l'attitude et le regard qu'elle lui réservait le fit douter. Il avait presque l'impression qu'elle perdait patience, prête à partir, en pensant sûrement qu'elle ne pouvait rien tirer de bon de lui. Peut-être qu'elle avait raison ? Ou pas, il n'en savait rien. Il n'était pas étudiant en psychologie, spécialisé dans les études comportementales, lui.
[Désolée (a). Alban a envie de jouer avec ses nerfs. I love you ]
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Ven 20 Juil - 6:35

Le hasard fait bien les choses.

Toujours assise dans l'herbe, je fixais Alban d'un regard à la fois dur et interrogateur. J'avais vidé mon sac, du moins en parti, mais ce n'était pas pour autant que la conversation était finie,
en tout cas, pas pour moi. Il ne restait qu'à voir ce qu'Alban allait répondre, et ce qu'il allait résulter de notre entrevue, si elle allait se poursuivre, ou s'achever rapidement, pas vraiment dans les meilleures conditions qu'il soit. Il avait les cartes entre ses mains, même si il l'ignorait certainement.

Je haussais un sourcil dubitatif quand il toussota, mais qui redescendit aussitôt quand il me demanda si j'avais terminé, et je lui répondais par un faux sourire sans douceur, tout en plissant légèrement les yeux. Joue avec mes nerfs Alban, tu ne sais pas ce que tu risques, j'étais encore à deux doigts d'exploser. Le ton relativement calme du jeune homme m'interpella, à croire que tout ce que je venais de débiter lui était rentré par une oreille...avant de mieux ressortir par l'autre. Et les premières paroles qu'il prononça ne firent que confirmer cette idée.

Je rigolais, malgré moi, le genre de petit rire jaune qu'on laisse échapper malgré soi quand on est déçu, ou qu'on veut faire croire que tout va bien. Le genre de petit rire qui ne trompe personne, et que l'on sait faux, aussi sûrement que si cela était écrit sur mon front. Je prenais mon temps pour lui répondre, tentant de me calmer comme je le pouvais. Je regardais Hope, occupé à mordre sa bouteille, et finalement, je reprenais la parole, de la façon la plus diplomatique dont j'étais encore capable :

« -Ouai, c'est ça. C'est dû à ton comportement gamin j'men foutiste qui me tape sur les nerfs ! Tu crois que tu peux balancer un truc, et te foutre la tête dans le sable quand t'as pas envie d'entendre ou de voir la réaction de quelqu'un ? Et bah laisse moi te dire que c'est puéril, et que...et que ça m'agace ! » dis je d'une voix tremblante, tout en serrant les poings sans même m'en rendre compte.

Je me relevais finalement assez souplement, une première pour moi qui en devenait maladroite et peu coordonnée quand la colère prenait le dessus. Si il croyait qu'il pourrait s'en tirait aussi facilement, il se plantait, mais puisqu'il n'était pas disposé à se montrer un tant soit peu intelligent, j'allais me mettre simplement à son niveau.

« -Tu voulais que je te donne une deuxième chance, mais t'es même pas capable de faire en sorte que ça marche ! T'as le pire caractère du monde, et tu t'en rend même pas compte, t'as besoin de compliquer un truc qui est déjà assez compliqué. Tu as demandé à ce qu'on puisse se revoir, et j'ai accepté, en sachant que ce serait pas forcément rose. Alors non, ce ne sera pas facile, ce sera même très dur, il va falloir faire des efforts chaque jour, aussi bien toi que moi d'ailleurs, et accepter de parler de ce qu'il s'est passé pour pouvoir enfin avancer. Mais si t'as pas envie de faire des efforts de ton côté, ni de bouger ton joli postérieur, alors je laisse tomber Alban, c'est perdu d'avance ! » continuais je dans ma lancée, avant de me détourner, et de faire quelques pas pour m'éloigner de lui, sans même comprendre tout ce que je lui balançais.

Les mots sortaient seuls de ma bouche, dictés par ma colère et ce que je ressentais. Hope me suivait déjà, ne comprenant certainement dans son petit cerveau de chien ce qu'il se passait vraiment, et espérant peut être que je m'étais décidée à jouer avec lui. Contre toute attente, je fis cependant demi tour, récupérait les lunettes que j'avais chipé quelques longues minutes plus tôt au jeune homme, quand la conversation était encore joviale et polie. M'emparant des lunettes, je les collais sur mon nez, avant de reprendre, pas vraiment calmée :

« -Je vois même pas pourquoi je te raconte tout ça d'ailleurs, je m'énerve dans le vent, puisqu'il est clair que rien de ce que je dis ne t'atteint. Ou du moins c'est ce que tu veux me faire croire. Mais je te connais Alban Prescott, et je sais que même si tu dis avoir changé, y'a toujours une part de toi que je connais par cœur. Alors arrête de faire le type qui s'en fout de tout, surtout si tu veux qu'on arrive un jour à avoir une vraie conversation qui ne parte pas en vrille. Oh et puis merde ! » concluais je finalement très poliment et de façon très féminine, en perdant définitivement patience, alors que Hope déposait la balle de baseball à mes pieds.

Me penchant, je la récupérais et regardant Alban, je du me résigner malgré moi à la lancer à côté de lui, et non en pleine tête, comme j'en avais eu l'envie soudaine, alors que le chiot se précipitait déjà à sa poursuite. Pour ma part, je me retournais sans rajouter plus un mot, et quittais le bout d'herbe sur lequel nous faisions la conversation encore quelques instants plus tôt, me dirigeant vers l'un des sentiers où il y avait peu de fréquentation, et qui menait à un petit lac, que les gens d'ici appelaient The Pond, dont la particularité physique, le niveau de celui ci se trouvant sous le niveau de la mer, faisait de l'endroit un lieu calme où les bruits de la ville étaient atténués. Quoi de mieux pour se calmer et se remettre les idées en place ?

Perdue dans mes réflexions, et maugréant encore à voix basse contre le jeune homme, je ne vis pas le vélo qui arrivait droit devant moi, et qui m'esquiva de justesse, me faisant faire un bond en arrière.

« -Et sinon, vous pouvez pas faire attention ? » criais je d'une voix agressive, à l'adresse du type au casque jaune, qui s'excusait en levant la main.

Moi aussi j'avais bien envie de lever quelque chose, un doigt en particulier, mais ne fit rien, et me rendit directement au bord de l'eau, en soupirant longuement. Mon cœur battait toujours aussi fort, mais j'avais comme une impression de tristesse qui pesait sur mes épaules. Fermant les yeux, je me laissais tomber sur l'un des bancs, avant de plier les jambes, et de les serrer contre ma poitrine, les entourant de mes bras. La mâchoire serrée, je ressassais ce qu'il venait de se passer, me répétant toute notre dispute, quasiment au mot près.

Si j'avais prétexté qu'Alban avait le pire caractère du monde, ce qui en soit n'était pas tout à fait faux, il fallait avouer que je n'avais pas vraiment le meilleur caractère du monde non plus. A peine m'étais je énervée que je regrettais déjà ce qui c'était passé. Mais pas ce que j'avais dit. J'en pensais soigneusement chacun des mots. J'aurais juste préféré garder mon calme, et ne pas tout gâcher par mon comportement. En plus, j'avais fait exactement ce que je détestais qu'on me fasse, j'avais explosé comme une bombe, en balançant tout ce que j'avais sur le cœur, avant de partir comme une furie, sans même laisser au jeune homme le temps, ou l'occasion, de répondre. Ridicule.

J'avais toujours aussi soif, mais dans la précipitation du départ, j'avais laissé ma bouteille d'eau avec Alban, et il était hors de question d'y retourner pour la récupérer, ma fierté et moi préférions encore que je souffre d'une grave déshydratation. Tant pis, je m'en remettrais. Et puis, ça faisait toujours une anecdote rigolote à raconter, genre «un jour, j'ai failli m'évanouir parce que je venais de me prendre la tête avec mon ex, et qu'il faisait très chaud, mais que je lui avait laissé ma bouteille, et que j'étais trop têtue pour aller la récupérer ». Oui oui, October. Rigolote n'était pas vraiment le terme adéquat, et je me sentais soudain plus bête que jamais.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Ven 20 Juil - 22:35

« Le hasard fait bien les choses »

Il avait merdé. Complètement merdé même. Rien qu'à entendre son petit rire tout sauf sincère, il le sut immédiatement. Dommage que dans la vie, il n'y avait pas un petit bouton stop et retour en arrière pour revenir au moment précis où il avait merdé car Alban s'en serait servi immédiatement. À vrai dire, il s'en serait servi plus d'une fois, à croire qu'il ne faisait que ça, merder sans arrêt. C'était peut-être sa spécialité. Cette-fois-ci, il écouta avec attention ce qu'elle lui disait, tout en remarquant combien elle essayait de contenir sans trop d'énervement. Elle essayait peut-être mais n'y réussissait pas vraiment. October serrait les poings, sa voix tremblait, ses joues étaient rosées, Alban avait été trop loin. Pourtant, il ne s'était pas énervé, ni rien, mais son comportement de gamin j'men foutiste comme elle le disait si bien, avait eu raison de sa colère. Certains de ses propos le blessait mais il n'en laissait rien paraître, adoptant un masque d'arrogance comme il savait si bien le faire. Il était puéril, ouais. Ça l'agacait, tant pis. Elle était énervée, il commençait à l'être aussi. Quand elle se leva, il fit de même, gardant le silence car il savait très bien qu'elle n'en avait pas fini avec lui. Il aurait préféré qu'elle en ait fini d'ailleurs car ses mots étaient encore plus durs que les précédents. Le pire caractère du monde ? Fallait pas abuser non plus. Il avait un mauvais caractère, voilà tout. Puis, elle pouvait se regarder aussi, elle prêchait la bonne parole mais elle partait déjà sans qu'il puisse dire un mot. Alors pour ce qui était de l'image du bon caractère, elle repasserait.

Ses mots avaient eu l'effet d'un boulet de canon, un laché de bombes dans un champ de bataille déjà dévasté. Il n'avait pas envie qu'elle laisse tomber. Il n'avait pas envie lui-même de laisser tomber. Perdu d'avance, et alors quoi, qu'est-ce qu'elle en savait ? Elle se prenait pour un devin ou quoi. Putain, elle se rendait même pas compte qu'il en faisait des efforts. Il avait fait tout le trajet jusqu'à New York et réussi à la retrouver, c'était déjà quelque chose quand même. Il essayait même de rester calme alors qu'elle s'énervait, elle pouvait au moins le remarquer. Il aurait très bien pu l'envoyer chier et partir en la laissant en plan après des mots blessants mais non, c'était elle qui avait ce comportement. Le monde à l'envers. Il avait peut-être parlé trop vite car déjà elle revenait vers lui, peut-être qu'elle allait s'excuser. Même pas. Il ouvrit de grands yeux quand il la vit prendre ses lunettes qu'elle avait posé au sol précédemment à un moment où l'ouragan October n'était pas encore déclenché, et les poser sur son nez. Et déjà, elle reprenait son ton de femme vexée avant de terminer en lui lançant la balle qui atterrit à côté de lui. Alban était certain qu'elle avait voulu viser sa tête mais qu'elle s'était reprise au dernier moment. Au moins, ça faisait plaisir à Hope qui pensait qu'ils démarraient un nouveau jeu. En tout cas, le jeu se déroulerait sans elle. October partait déjà à grand pas avec ses lunettes comme une voleuse. Tant pis pour ses lunettes, elle pouvait les garder. Ça lui ferait un souvenir. Pas moyen qu'il lui coure après. Et puis quoi encore.

« Laisse la. Viens Hope. », dit-il en prenant les deux bouteilles d'une main et la balle de lautre. Il s'éloignait dans la direction inverse qu'elle avait prise, mais à peine avait-il fait quelques pas que son chiot aboya. Évidemment, il ne l'avait pas suivi. Quel caractère, celui-là aussi. Il se retourna, à la limite de l'impatience et vit son chien avec une patte sur la bouteille d'eau d'October qu'elle avait oublié avant de partir. Alban ne put s'empêcher de souffler en s'avançant vers son chien. « Et alors quoi ? Tu veux que je la lui ramène, c'est ça ? ». Bon, il était pas certain que ce soit vraiment ça que le chiot ait voulu lui dire, mais il ne pouvait pas nier qu'il n'avait pas envie de lui reparler. Après tout, il avait pas besoin de lui courir après, juste de marcher dans la direction qu'elle avait pris. Puis, c'était faire un effort de plus. Dans cette optique, il posa la balle dans l'herbe, balle que son chiot eut très vite fait d'attraper, puis il prit la bouteille à la place. En avant, à la recherche d'Octo.

Hope, à le suivre presque à le coller, Alban suivit le chemin qu'avait pris la jeune femme. Il traversa un sentier après s'être bien assuré qu'aucun vélo ou coureur n'allait renverser son chien. Il y avait des gens qui disaient que la laisse était essentielle, Alban n'en voyait pas le but. Il préférait que son chien soit libre de ses mouvements, autant qu'il puisse l'être. Parfois, il le regrettait, comme maintenant où Hope courait rapidement vers un lac. Alban commença à courir à sa poursuite en espérant qu'il ne vienne pas l'idée au chiot de sauter dans l'eau car il aurait été obligé de le suivre pour le rattraper. Quel débile ce chien aussi. Autant pour lui, il n'avait rien dit car Hope s'était arrêté à côté d'un banc, essayant autant que possible de grimper dessus. Évidemment, October était là, assise, les jambes repliées sur elle-même, un petit air triste sur le visage ou furieux, Alban ne savait pas trop. Maintenant, il ne pouvait plus faire marche arrière. Merci le chien. Encore une bonne idée, qu'est ce qu'il allait pouvoir lui dire. Qu'est ce qu'elle attendait de lui plutôt ? Malgré tout, il s'avança vers elle.

« Tiens, ta bouteille d'eau. », dit-il en la posant à côté d'elle, sur le banc. Puis, il s'asseya également, en silence, se tournant vers elle qui tenait déjà son chien sur ses genoux. Au moins, Hope arriverait peut-être à l'apaiser là où lui n'arrivait même pas à lui dire ce qu'elle attendait. « Ecoutes, j'oublie rien de ce qui s'est passé entre nous... Attends, laisse-moi parler. J'en ai pour deux minutes après je te laisse tranquille. » alors qu'elle semblait vouloir l'interrompre. Maintenant, c'était à son tour de parler. Il n'avait rien dit quand elle s'était énervée, elle pouvait au moins se taire le temps qu'il parle. Il ne demandait pas forcément qu'elle l'écoute. Elle faisait ce qu'elle voulait, juste qu'elle le laisse parler en silence. « Je veux rien oublier, les bons moments comme les mauvais. C'est juste que... c'est difficile d'y penser et d'en parler. Tu peux le comprendre, non ? Je m'en fous pas de ce que tu m'as dit, je suis pas un gamin j'men foutiste comme tu le penses. », dit-il en ne pouvant empêcher un sourire apparaître sur ses lèvres. C'était débile mais cette idée l'amusait. Puis, elle avait bien dit qu'elle le connaissait par coeur, alors elle savait qu'il s'en foutait de beaucoup de choses mais pas de ce qu'elle lui disait. Il voulait être sincère.

« J'ai envie que tu crois que j'ai changé, autant que j'ai envie de changer. Vraiment. Mais tu vois, j'ai pas l'impression que ce soit réellement le cas. La première fois qu'on s'est vu à New York, tu t'en rappelles ? Bah après, je me suis rendu dans un autre bar et j'ai cassé la gueule au premier mec qui m'a pris d'un peu trop haut. ». Il laissa échapper un petit rire malgré lui, rien de drôle, juste de la pitié envers son comportement. Alban ne savait pas pourquoi il lui disait ça. Il ne la regardait même plus, jouant avec ses pouces, mais il continua quand même : « Au mariage, j'avais qu'une envie à un moment, c'était de foutre un poing sur le mur... Et là, je crois que le premier qui m'aurait fait chier après notre conversation, il en aurait eu pour son compte... Mais, jamais je n'ai eu en tête de te frapper... Je peux pas te promettre que ce sera jamais le cas, personne ne le peut, mais je crois pas que j'y arriverais. Et j'en ai pas envie. Voilà, c'est dit. », ajouta-t-il en fixant les yeux de la jeune femme bien qu'ils étaient cachés par ses lunettes. Il ne savait pas ce qu'elle en pensait, ni même si elle l'avait écouté, mais voilà, c'était sorti. Là, si il ne s'était pas assez exprimé selon son avis, il ne pouvait plus rien faire pour elle. Il détestait par dessus-tout parler de lui, encore plus exprimer ce qu'il ressentait et là, il s'était lâché quoi. Maintenant, si elle lui demandait de partir sans rien ajouter, il le ferait.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Sam 21 Juil - 6:26

Le hasard fait bien les choses.


Génial October, ce qui devait être une charmante discussion amicale c'était transformé en dispute par ta faute. Ou plutôt à cause de ton caractère, mais dans les faits, c'était exactement la même chose. J'étais contente d'avoir appris à dire ce que je pensais haut et fort, et à ne plus avoir peur de m'exprimer, mais parfois je m'auto exaspérais quand j'en venais à m'énerver et à perdre mon sang froid, sans parvenir à m'arrêter. La colère entraînait la colère, et rien de ce que je pouvais penser n'arrivait à me calmer.

Soupirant, je fixais la marre quand un bruit au sol me fit me pencher, haussant un sourcil. Hope ? Le chiot était adorable à essayer de grimper sur le banc. Et si Hope était là cela signifiait que...relevant les yeux, mon regard tomba sur la silhouette d'Alban, qui semblait être en train de courir. Réprimant un sourire, je félicitais mentalement le jeune chiot pour avoir fait encore une fois galérer son maître, et me baissais pour le prendre dans mes bras, lui qui avait tant de mal à grimper sur le banc. Le chiot, heureux vint me lécher la joue avant de rester docilement sur mes genoux, tandis que je le grattais à l'arrière des oreilles, surveillant malgré tout d'un coin de l’œil les faits et gestes du jeune homme. Dans mon esprit, si je prenais son chien sur mes genoux, c'était comme une invitation silencieuse que j'adressais au jeune homme pour qu'il vienne s'asseoir à côté de moi. Après, j'ignorais si Alban comprendrait cela, ou s'il viendrait chercher son chiot par la peau du cou avant de le forcer à rentrer.

Je devais avouer que j'étais plutôt contente de le voir avancer, même si j'ignorais ce qu'il allait se passer ensuite. Il déposa la bouteille d'eau que j'avais laissé dans l'herbe plus tôt juste à côté de moi, et je murmurais un merci à son adresse, mais sans le regarder directement. La tête contre mon ventre, Hope avait fermé les yeux, et on aurait pu parier qu'il ne ferait pas entendre parler de lui avant un petit moment. Je ne fis aucun geste quand il s'installa à côté de moi, et ne bougeais pas plus quand il se tourna. Il prit la parole, me faisant redresser la tête, et à peine avait il prononcé quelques mots que j'essayais de l'arrêter, prête à m'excuser. J'avais beau avoir un sale caractère, moi aussi, j'étais tout de même capable de reconnaître mes torts. Pourtant, il me coupa net, me disant de le laisser finir, et qu'il n'en avait que pour un très court instant. Très bien Alban, vas y, je ne t'interromprait plus.

Peut être allait il prendre enfin la peine de me répondre cette fois ci. Je me tournais donc vers lui, tout en écoutant soigneusement ses paroles. Il ne voulait rien oublier, vraiment ? Et bien je devais dire que c'était plutôt une bonne nouvelle, moi qui l'entendait parler depuis notre première rencontre de ce qu'il s'était passé de plus mauvais dans notre histoire, et non des bons moments qu'on avait passé, je m'en trouvais assez...surprise. Mais il avait raison concernant le fait qu'en parler ouvertement n'était peut être pas la chose la plus facile du monde.

Bien sûr que c'était difficile d'en parler, difficile de remuer des souvenirs et un passé qui s'était sûrement enfuis à jamais. Mais ignorer tout bonnement ce qu'il s'était passé, ignorer qu'on avait été heureux, avant de se détruire mutuellement n'était pas vraiment la meilleure solution envisageable. Je souriais derrière mes lunettes quand il prétendit ne pas être un gamin j'men foutiste. Aurais je touché un point sensible Alban, ou bien ton égo en avait il prit un coup ? Aucune idée, mais le jeune homme souriait lui aussi. J'aurais voulu lui dire que je savais qu'il ne se foutait pas de tout, ou en tout cas pas de moi, et que j'avais simplement laissé la colère parler à ma place, mais il réenchaîna immédiatement, continuant de parler.

Je me tournais complètement vers lui, du moins autant que possible avec Hope sur les genoux, et continuais de l'écouter avec attention, alors qu'il abordait le fait qu'il avait changé. Je hochais la tête à l'évocation de notre première rencontre. Comment pouvait il penser que j'avais oublié son retour dans ma vie, moi qui pensait avoir mis suffisamment de distance entre lui et moi pour pouvoir le rayer de mon existence définitivement. Pourtant dès ses premières paroles, je serrais la mâchoire lorsqu'il dit qu'après sa visite dans mon bar, il s'était battu dans un autre, pour une raison totalement ridicule qui plus est. Et à l'entendre, à chaque fois qu'on se voyait il avait envie de tabasser quelqu'un après. C'était comique quand même de faire tout le trajet depuis Los Angeles rien que pour quelqu'un qui vous donnez ce genre de pulsions. Enfin comique...je me comprenais.

Je fixais ses mains alors que son regard avait quitté le mien, et qu'il jouait avec ses pouces. Pour le type sûr de lui, on repassera. J'avais envie de prendre ses mains dans les miennes, mais je ne bougeais pas, n'étant pas sûre que c'était la meilleure chose à faire. Lorsqu'il prononça ses dernières paroles, je relevais la tête vers lui, tout en déglutissant avec quelques difficultés. L'entendre évoquer de cette façon la possibilité qu'il puisse encore perdre le contrôle et s'en prendre à moi me fit un drôle d'effet, et quiconque de censé se serait levé et serait parti sans se retourner. Mais c'était Alban, et je pouvais pas poser son chien par terre et partir comme si de rien n'était.

Au moins, il était lucide, et il savait qu'il ne pouvait pas me faire une promesse qu'il n'était pas sûr de pouvoir tenir. Et il était sincère, je le savais. Je le voyais dans ses yeux, dans son attitude. Et puis, je ne l'imaginait pas capable de me mentir. Le fait qu'il dise qu'il ne se pensait pas capable de me lever encore une fois la main dessus n'était pas mauvais signe non plus, mais il avait raison, on ne pouvait malheureusement pas prévoir ce genre de choses. Mais au moins, il était réaliste. Il ne tentait pas de me mettre dans sa poche avec de vaines paroles, et l'entendre être conscient de ses propres failles avait en soi quelque chose de...rassurant.

Inspirant, je prenais mon temps pour retirer mes lunettes, enfin ses lunettes plutôt, et les posais à côté de moi, de son côté cette fois, tout en cherchant les mots que j'allais bien pouvoir prononcer :

« -Je te demande pas de me promettre que...tu perdras plus les pédales avec moi. Parce que je sais que même si tu fais des efforts, ou que tu fais attention...perdre le contrôle ca peut aller très très vite. Et je sais que ça peut arriver, et je le savais très bien quand j'ai accepté qu'on se revoit après le mariage. Mais ca me fait pas peur Alban, je prend le risque de te voir énervé et...et je suis plus la petite fille que j'étais autrefois, je me laisserais pas faire cette fois. Tu comprends ? » commençais je, d'une voix beaucoup plus douce que précédemment, comme si la October énervée était à des années lumière de là.

Non, une chose était sûre, si Alban relevait la main sur moi, cette fois il y avait fort à parier pour que je ne le laisse pas faire une seconde fois. J'avais appris à me défendre, et je n'aurais pas peur d'utiliser mes acquis, ni face à lui, ni face à personne. J'avais déjà eu l'occasion d'utiliser ces techniques dans le bar où je bossais, quand un type un peu trop plein avait la main un peu trop baladeuse, ou commençait à s'énerver dans son coin et qui avait fini sa soirée sur le trottoir. Je n'étais pas une super-héroïne, non, mais se laisser faire, ca allait bien cinq minutes. Et j'étais sûre qu'Alban ferait en sorte de ne pas perdre le contrôle de lui même, car il y avait de fortes chances pour que nos relations en prennent un sacré coup. Il devait savoir très bien qu'au moindre accès de violence, au moindre coup, il n'y aurait plus d'October, plus de relation possible, plus rien.

Plus que jamais, à cet instant, j'eus l'impression que le masque d'arrogance porté par le jeune homme était tombé, et qu'il n'y avait plus que Alban, sans faux semblants, sans rôle autre que celui qu'il était vraiment. Il s'ouvrait à moi, et le connaissant, je savais à quel point c'était difficile pour lui, à quel point il n'en avait pas l'habitude. Et là, il se confiait. C'était peut être bête à dire, mais ca me faisait me sentir spéciale. Du moins assez spéciale à ses yeux pour avoir droit au détail de ce à quoi il pensait en secret.

« -Je comprend pas pourquoi je te fais cet effet là. Je t'insupportes à ce point? Je veux dire...à chaque fois qu'on se voit, apparemment, t'as envie de taper dans des gens, ou de fracasser des murs. C'est pas tout à fait normal quoi...Et toi t'as fait le trajet depuis LA pour cette fille là, celle qui te fait perdre le contrôle de toi même ? Je suis pas très saine pour ta santé...», dis je avec un petit sourire qui se transforma assez vite en grimace.

Baissant les yeux vers Hope qui gigotait, je repris mes caresses, que j'avais arrêté sans même m'en rendre compte. Imaginer Alban en train de se battre dans un bar, n'était pas pour me plaire, et je serrais la mâchoire lorsqu'avec une facilité déconcertante, je parvenais à l'imaginer le visage tuméfié, les mains ensanglantées. A cause de moi.

« -Je voulais pas, tu sais...m'énerver tout à l'heure, et te dire tout ça. Enfin si, je voulais, parce que ça m'énervais vraiment de penser que tu ne voyais que le côté négatif de notre relation. Mais j'ai laissé la colère parler à ma place, et j'ai dit des choses que je pensais pas vraiment. Alors...excuse moi, je suis vraiment désolée. Et je sais que...t'es pas un gamin j'm'en foutiste !», repris je, avant de me mordiller la lèvre inférieure.

Les excuses n'avaient jamais été mon fort, mais j'avais plutôt l'impression de m'en être plutôt bien tiré pour une fois. Le ton de la conversation était toujours calme, comme si personne ne s'était énervé auparavant, comme si je n'étais pas partie sur un foutu coup de tête. Fixant à nouveau le lac, de nouvelles images d'un Alban en train de rouer de coups un pauvre type qui n'avait en soit, rien fait de bien méchant, s'imposa encore à mon esprit. Je pinçais les lèvres, alors qu'une drôle d'idée me traversa subitement la tête.

« -Donnes moi ton téléphone. Enfin, prêtes le moi plutôt, je te le rends dans une seconde !» demandais je, tout en tendant la main vers le jeune homme, une expression avenante sur le visage.

[Je suis désolée, malgré tous mes efforts, je trouve que c'est vraiment pas terrible =/ Si j'ai une inspiration d'ici ton retour, je verrais si je change quelque chose, ah ah! Et si on se revoit pas...BONNES VACAAAAAAAAAANCES Very Happy]


Dernière édition par October E. Daniels le Mer 19 Sep - 20:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Mer 12 Sep - 2:42

« Le hasard fait bien les choses »

Un petit rictus moqueur se dessinait sur ses lèvres alors qu'October prenait son temps pour retirer les lunettes qu'elle lui avait chipé auparavant. Au moins, elle les avait posé de son côté, il pouvait aisément les récupérer si il lui prenait envie de se casser. Mais, cétait sans compter son chien qui se trouvait sur les genoux de la jeune femme... Enfin, en vérité, Alban n'avait aucune raison de partir et pas la moindre envie bien qu'il n'avait pas trop envie de philosopher sur les propos de son ex. Il avait parlé spontanément, et n'avait pas vraiment réfléchi à ce qu'elle pouvait y répondre, parce que c'était clair qu'elle ne laisserait pas passer cette occasion pour s'exprimer à son tour. Vraiment, la spontanéité, c'était de la merde qu'on vendait en carton, rien de bien excitant. Bon, elle avait perdu son ton de furie en colère, c'était déjà ça. Il avait cessé de la regarder, laissant son regard se perdre dans les profondeurs du parc. C'était pas très sérieux de sa part, ni même vraiment respectueux envers elle mais bon, qui avait évoqué son attitude gamin j'men foutiste déjà ? Il marmonna dans sa barbe de trois jours lorsqu'elle évoqua le fait qu'elle n'était plus une petite fille. M'ouais, il avait cru voir ça sans compter du fort caractère qu'elle n'avait pas perdu, ou qu'elle avait retrouvé, il ne savait pas trop que dire.

Ce fut lorsqu'elle fit allusion au pourquoi du comment de son attitude, qu'il tilta et se tourna vers elle pour planter ses yeux surpris dans les siens. Non mais n'importe quoi. Qu'est ce qu'elle débitait comme conneries là ? Pas du tout, elle ne l'insupportait pas, au contraire même. Pourquoi aurait-il fait tant de kilomètres si c'était pour une personne qu'il ne pouvait pas blairer ?! Vraiment, elle était... déconcertante. C'était ça qu'on lui apprenait en cours, dans ses trucs d'études comportementales ? Qu'il n'était pas normal et qu'elle n'était pas très saine pour sa santé ? À moins qu'elle l'ait conclu elle-même et là, elle devrait carrément revoir sa démonstration parce que ce n'était pas comme ça qu'il la voyait. Elle était essentielle pour lui. Peut-être qu-il ne se sentait pas à la hauteur, peut-être qu'il ne se pensait pas capable d'aimer une autre personne autant qu'il l'avait aimé – ou plutôt autant qu'il l'aimait toujours – si bien qu'il ne pouvait pas la laisser s'échapper, s'éloigner. Il n'en savait rien. Aucun son ne sortit de sa gorge alors qu'elle fixait son chiot en silence. Et pourtant, si il avait pu, il lui aurait hurlé tout ça, qu'elle se trompait, que non elle ne l'insupportait pas à ce point, qu'elle était primordiale pour sa santé. C'était sans elle qu'il dérivait, il suffisait de voir comment il avait flanché à LA, devenant une sorte de fantôme errant dans leur ancien appartement. Pas un son ne dépassait la limite de ses lèvres. Il aurait pu tout aussi bien avoir un geste amical, presque affectueux envers elle, mais là encore il reste figé sur son banc, tourné vers elle, pensif, un peu perdu et sûr de lui à la fois. C'était facile de parler de spontanéité. Celle-ci ne venait jamais au bon moment, c'était bien ce qu'il disait de la merde en carton vendu à prix fort et te faire croire à tort qu'elle sera là au besoin, idéal pour les cons dans son genre.

Heureusement qu'elle était là, elle, October. Elle rompit le silence, qui pour une fois n'était pas si pesant, mais adéquat à la situation, pour... s'excuser. Elle était bien bonne celle-là. Enfin, il voyait où elle voulait en venir. Il lui en était même reconnaissant, celui lui évitait de revenir sur le sujet précédent, et à se laisser aller au pathos, lui qui n'aimait pas tant que ça dévoiler ses pensées et ses sentiments. Elle en savait déjà assez, puis elle devinait le reste. Elle n'était pas si bête pour croire qu'il avait fait LA-NY juste pour la revoir. Un esprit un tant soi peu sensé pouvait-y voir une tentative de réconciliation. Du moins, une tentative implicite qui se savait très peu possible, mais tentative tout de même. « Non mais, c'est rien. T'as mauvais caractère, on fait avec. », dit-il en haussant les épaules. Il s'en tirait bien, avec une petite taquinerie de mise. Puis, elle avait remis sur le plateau son attitude j'men foutiste, ce qui l'exaspérait, alors ce n'était que partie remise. 1-1, balle au centre, comme on avait coutume de dire. Il était d'une humeur plus légère, comme un poids qui s'était envolé d'un coup libérant ses organes, lui permettant de respirer avec plus d'entrain. Leur relation s'était nettement améliorée ses derniers temps, Alban ne savait pas exactement comment la qualifier mais pour un ex couple à l'histoire et la séparation difficile, on ne pouvait pas nier qu'ils ne s'en sortaient pas si mal. De loin, on pouvait même les prendre pour de bons potes. Quoique celui qui avait suivi la scène depuis le début pouvait y voir un couple à engueulade en voie de séparation. Mais même, passer de ex couple à couple en séparation, il y avait quand même une avancée. Personne ne pouvait le nier. Il observait October du coin de l'oeil, se demandant bien à quoi elle pouvait penser alors que celle-ci pinça sa lèvre et s'exprima subitement comme si un éclair de génie venait de la traverser de la tête aux pieds, ce qui lui laissa échapper un petit rire.

« Les lunettes, le chien et maintenant le portable... Après, ce sera quoi ? Les clefs de mon appart' ? », dit-il d'un ton qui se voulait révolté alors que son visage reflétait son humeur moqueuse. Bon il avait peut-être un peu exagéré avec sa dernière remarque, elle n'était pas trop appropriée à la situation. Ouais, parler de clef d'appart' à son ex, c'était pas non plus le meilleur des plans quoi. C'était comme si il lui avait demandé si c'était pour voir avec quels meufs il correspondait en ce moment. Pas vraiment pertinent. Pour couper court à toutes hypothèses qui pouvait traverser l'esprit de la belle brune, il sortit son blackberry de sa poche et le posa dans les mains d'Octo, se demandant tout de même ce qu'elle allait en faire et quel sort elle lui réservait. « Et le jeter dans le lac n'est pas une option ! », rajouta-t-il railleur bien qu'il l'en savait capable. Il l'avait bien précisé, elle avait mauvais caractère. Il s'en foutait un peu si elle le pétait, il lui suffisait d'en racheter un, ça allait pas lui coûter un doigt. Mais bon, c'était pour la forme. Question de principe. « Si tu voulais mon numéro, fallait le demander, hein. Je te l'aurai donné sans que t'ais besoin de fouiller. », dit-il en la voyant pianoter sur son portable. Il en remettait une couche aussi par la même occas'. Elle l'avait cherché aussi.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Octo']   Mer 19 Sep - 20:47

Le hasard fait bien les choses.

Bon, je n’avais jamais eu un caractère très facile, je pouvais l’accorder facilement, mais il ne fallait pas exagérer non plus. En matière de caractère, Alban n’avait vraiment aucun exemple à donner. Riant tout de même à son petit pic, j’affirmais finalement d’un signe de tête qu’il n’avait pas tout à fait tord, et rajoutais tout de même :

« -Hé, c’est l’hôpital qui se fout de la charité ! J’ai un très bon caractère tant qu’on me pousse pas à bout ! »

Certes, je restais la fille impatiente, et qui avait tendance à s’énerver un peu rapidement qu’il avait connu, mais à part ca, je ne pensais pas avoir le caractère le plus imbuvable du monde. Je pensais même pouvoir dire que j’étais tout de même quelqu’un de gentil, et sur qui on pouvait compter, quoi qu’il arrive. Preuve en était que je partageais à cet instant un banc avec celui qui était mon ancien bourreau, et que j’avais réussi à lui donner une deuxième chance malgré ce que j’en avais toujours pensé. Comme je le disais souvent, j’étais quelqu’un de sympathique, au moins jusqu’à ce qu’on me donne une bonne raison de ne plus l’être.

Si Alban avait raison concernant le fait que discuter de notre passé commun était difficile, et notamment en ce qui concernait le fait qu’il avait pu perdre les pédales et se montrer violent, je pouvais comprendre que malgré ses efforts, il pouvait malgré tout s’énerver à nouveau au point d’en perdre le contrôle de lui-même. Mais ca faisait partie intégrante de notre histoire, et ca faisait même surement partie intégrante du caractère du jeune homme, et l’entendre en parler signifiait au moins qu’il en avait conscience, et quelque part je trouvais ca bien. Ma tante avait l’habitude de dire que l’acceptation était la voie de la guérison. J’espérais qu’elle avait raison.

Et c’était entendre Alban dire quelques minutes plus tôt qu’il savait qu’il pourrait peut être un jour tabasser quelqu’un que j’avais eu soudain eu une idée en tête. Je souris une nouvelle fois face à sa taquinerie, bien disposée à ne pas le laisser s’en tirer à si bon compte :

« -J’sais pas, faut voir pour l’appart’ ! T’habites dans quel quartier ? L’appart’ est grand ? Tes voisins sont sympas ? Y’a pas des fringues de filles qui trainent dans tous les coins au moins ? » demandais je en souriant, mais en m’imaginant déjà l’appartement indubitablement masculin du jeune homme.

Mains tendues grandes ouvertes devant Alban, j’attendais la tête légèrement penchée qu’il me donne son téléphone. Maintenant qu’il en parlait, jeter son téléphone dans le lac aurait été une bonne option, et je regrettais presque qu’il ai interdit à voix haute que son portable face un petit plongeon dans l’eau. Après tout, il l’avait bien mérité, non ? J’arborais tout de même une petite moue déçue suite à ses propos, lui montrant bien par là que je n’étais pas contre le fait de balancer son téléphone à quelques mètres.

« -Et sache que je ne demande pas aux garçons leurs numéros moi. En général, quand ils veulent que je les appelle, ils ont la présence d’esprit de me le donner d’eux même…sans que j’ai besoin de fouiller ! »

Pianotant sur son Blackberry, j’allais directement dans le répertoire de celui-ci, puis y entrais mon numéro de téléphone rapidement. Puis prenant mon propre téléphone, j’y entrais le numéro du jeune homme, avant de me préparer pour prendre une photo :

« -Et…souris ! » dis je en le pointant avec l’appareil, mais sans lui laisser réellement l’occasion de se préparer, ou de laisser la beau gosse attitude qui lui collait à la peau s’exprimer.

Une fois Alban prit en photo, j’enregistrais la photo que j’assignais au numéro de téléphone du Californien, puis rangeais le téléphone dans ma poche, dérangeant à peine Hope par mon geste. Une fois ma besogne terminée, je rendais le portable à son propriétaire, tout en lui expliquant enfin le pourquoi du comment :

« -Voila…maintenant que t’as mon numéro, disons…que tu n’as plus aucune excuse pour te laisser aller quand t’as envie de jouer des poings avec quelqu’un ! T’as le droit de m’appeler dès que t’en as besoin…ou envie !» dis je, tout en souriant doucement, avant de froncer le nez.

J’avais soudain l’impression de le draguer, c’était assez…déstabilisant. Il fallait dire que j’enregistrais rarement de force mon numéro dans le téléphone de quelqu’un, en lui disant de m’appeler dès qu’il en avait envie. Mais puisque c’était Alban, je suppose qu’il y avait prescription. Il fallait dire qu’on avait toujours fait les choses à notre façon, de notre premier baiser à la manière dont on s’étaient quittés. Finalement, je reconcentrais mon attention sur le chiot étendu sur mes jambes comme un pacha, faisant des petits bruits entre le gémissement et le grognement, et que je trouvais tout simplement trop mignons.
J’ignorais ce qui m’avait poussé à agir ainsi, mais donner mon numéro de téléphone à Alban, et prendre le sien, était une autre façon de le laisser retrouver une place dans ma vie. Peut être pas aussi importante que celle que nous avions des années plus tôt, ou celle que lui voudrait peut être avoir, mais petit à petit il y reprenait une place malgré tout. Si la situation était tendue encore quelques minutes plus tôt, les choses avaient l’air d’aller cependant mieux, et j’espérais que cela pourrait rester ainsi encore un petit moment. Disons au moins jusqu’à la prochaine fois.

Consultant l’ipod qui était accroché à ma ceinture, je ne retenais pas un soupir lorsque j’y vis que l’heure avait déjà filé, et qu’il était temps pour moi de reprendre ma course et d’aller faire un brin de toilettes. Gratouillant encore un peu Hope, je le pris finalement dans mes bras, et le déposais sur son propriétaire, alors que le petit bout de chien jappait joyeusement. Je me relevais ensuite, tout en m’étirant, prête à reprendre ma course.

« -Je dois y aller, le devoir m’appelle. Je prends mon service dans 1h20…, dis je avec une petite moue. En tout cas, plus aucune excuse pour te battre maintenant ! » ajoutais je en montrant d’un coup de tête entendu le portable que le jeune homme avait toujours dans la main.

« -A bientôt Alban ! »

Je tentais finalement un dernier petit sourire, puis après un dernier regard, je remis mes écouteurs aux oreilles, et reprenais ma course à un rythme tel que je l’avais avant de tomber sur le joli petit Hope. Maintenant que nous avions tous les deux le numéro de l’autre, il y avait fort à parier pour que nous nous revoyions assez vite, non pas que j’espérais qu’Alban ai une furieuse envie de se battre et qu’il m’appelle, mais je me surprenais à me plaire en sa compagnie. Sourire aux lèvres, étonnant après la façon dont s’était déroulée une partie de notre rencontre, je filais finalement sur le sentier de Central Park, persuadée que désormais rien ne pourrait venir entacher cette jolie journée.
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Le hasard fait bien les choses [Octo']

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